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Réseau présumé de trafic de drogue à l’aéroport Pearson: la GRC arrête quatre personnes

La GRC n’a pas précisé si les personnes arrêtées étaient des employés de l’aéroport.

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Sur cette photo prise à Mississauga, en Ontario, le mercredi 13 août 2025, on voit des voyageurs traverser la zone des départs du terminal 1 de l'aéroport international Pearson de Toronto. Sur cette photo prise à Mississauga, en Ontario, le mercredi 13 août 2025, on voit des voyageurs traverser la zone des départs du terminal 1 de l'aéroport international Pearson de Toronto. (Arlyn McAdorey/The Canadian Press)

Quatre personnes ont été arrêtées et accusées dans le cadre d’une enquête en cours sur un trafic de drogue présumé au plus grand aéroport du Canada.

Anoshan Alfred, 33 ans, d’Alliston; Jeffrey Woolcock, 40 ans, de North York; Jermaine Thompson, 32 ans, de Toronto; et Renaldo Clarke, 42 ans, de North York, ont été inculpés pour avoir tenté de faire sortir du cannabis du Canada, a indiqué la GRC dans un communiqué vendredi matin.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Dans le cadre d’une enquête menée depuis plusieurs mois par la GRC, la police régionale de Peel et l’Agence des services frontaliers du Canada ont pu saisir 95 kilogrammes de cannabis.

Malgré les demandes répétées de W5, la GRC n’a pas donné de détails sur l’employeur ou les postes occupés par les quatre suspects.

Au total, 12 personnes ont été arrêtées en un peu plus d’un an dans le cadre d’allégations de trafic de drogue dans des aéroports canadiens.

La GRC a arrêté deux employés d’Air Canada qui travaillaient à l’aéroport international Trudeau de Montréal en août, et six manutentionnaires de bagages de l’aéroport Pearson ont été accusés l’année dernière, dont deux qui auraient tenté de faire passer en France du cannabis d’une valeur de 147 000 $ en utilisant les étiquettes de bagages d’un passager qui ne se doutait de rien.

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La GRC n’a pas précisé si les quatre personnes récemment arrêtées étaient elles aussi des employés de l’aéroport.

«La sécurité et la sûreté de l’aéroport international Pearson, ainsi que son rayonnement mondial, dépendent de l’intégrité de ceux à qui on confie le soin d’y travailler», a rapporté Nishan Duraiappah, chef de la police régionale de Peel, dans le communiqué. «Cette enquête souligne l’importance de la vigilance et de la collaboration pour protéger l’aéroport le plus achalandé du Canada contre l’exploitation criminelle.»

Mise en garde contre l’arnaque des étiquettes échangées

Une récente enquête de l’équipe de W5 sur la corruption dans les aéroports a révélé une recrudescence du trafic de drogue dans les aéroports canadiens — surtout à Pearson — grâce à ce qu’on appelle l’échange d’étiquettes de bagages.

Le stratagème fonctionne comme ça : un employé d’aéroport corrompu enlève l’étiquette du bagage d’un passager qui ne se doute de rien et la fixe à une valise remplie de drogue à destination de la même ville que ce passager.

Si la valise contenant la drogue arrive jusqu’au tapis roulant, elle est récupérée par un passeur. Sinon, c’est le passager innocent qui doit en subir les conséquences.

L’enquête de W5 a révélé que certains Canadiens victimes de cette arnaque ont purgé une peine de prison dans des pays où la police ne veut pas entendre: «Ce n’est pas à moi».

Ces quatre nouvelles arrestations ne sont pas liées aux cas présumés d’échange d’étiquettes de bagages où des gens ont été détenus à l’étranger, a déclaré le sergent Vladimir Napoleon, porte-parole de la GRC, dans un communiqué.

L’équipe de W5 a recensé 17 cas de substitution d’étiquettes de bagages au cours de la dernière année. La GRC a refusé de commenter le nombre total de cas sur lesquels elle enquête.

«Même si certains incidents peuvent impliquer des personnes voyageant en avion, les contrevenants utilisent toute une gamme de tactiques pour faciliter cette activité, notamment en reproduisant des étiquettes de bagages, en ajoutant des étiquettes frauduleuses aux bagages et en réutilisant des étiquettes jetées ou recyclées», a affirmé M. Napoléon.

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La GRC n’a pas précisé si elle avait été contactée par des Canadiens détenus à l’étranger.

«Même si on continue d’offrir notre soutien à nos partenaires internationaux chargés de l’application de la loi, la GRC ne commente pas les enquêtes menées par d’autres pays», a dit M. Napoléon, en renvoyant les demandes de renseignements à Affaires mondiales Canada — l’organisme que les Canadiens détenus à l’étranger devraient contacter.

En août, le gouvernement fédéral a publié un avertissement sur la substitution d’étiquettes, conseillant aux voyageurs canadiens de prendre des photos de leurs bagages avant de les enregistrer.

Enquêtes en cours à la GRC

M. Napoléon a indiqué que le détachement de la GRC à l’aéroport de Toronto «continue d’enquêter activement sur les cas de substitution d’étiquettes de bagages et d’autres méthodes utilisées pour faire passer clandestinement des drogues illégales et des marchandises de contrebande par les aéroports canadiens».

Le porte-parole de la GRC a mis en garde contre une autre arnaque dans laquelle des Canadiens ont été incités à faire passer clandestinement de la drogue à l’étranger. Ces soi-disant «postes de messager» qui promettent un salaire élevé et des voyages gratuits pour transporter des valises scellées sont en effet trop beaux pour être vrais, selon lui.

«Les employeurs légitimes ne te demanderont jamais de transporter des articles ou des colis inconnus à travers les frontières», a-t-il ajouté. «Ceux qui participent à des activités de contrebande – même sans le savoir – risquent de graves conséquences criminelles au Canada ou à l’étranger, y compris l’emprisonnement et, dans certains pays, des peines sévères.»

Les enquêtes de W5 ont révélé que plusieurs Canadiens ont été arrêtés et détenus à Hong Kong après avoir fait de la contrebande de drogue de cette façon.

Pour éviter les conséquences d’un échange d’étiquettes de bagages, les Canadiens qui enregistrent un bagage devraient prendre des photos de leurs bagages en montrant bien le numéro de l’étiquette, a dit Vladimir Napoleon — reprenant ainsi les conseils du gouvernement fédéral publiés après l’enquête de l’équipe de W5.

«On encourage les voyageurs à rester vigilants et à signaler toute activité suspecte à la police ou aux autorités frontalières», a-t-il ajouté.

CTV News

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