On ne sait toujours pas ce que le mystérieux baril datant de la 2e Guerre mondiale découvert sur l’Ile aux Canards au large de Montmagny contenait.
Selon nos informations, les expertises menées jusqu’à maintenant ne permettent pas de déterminer à 100% s’il y a un réel danger pour la population.
Ce baril aurait été jeté dans le fleuve à la suite des expériences menées avec l’aide de l’armée américaine pour développer une arme chimique.
Ni l’armée canadienne, ni la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ni la Sûreté du Québec (SQ) ne veulent commenter publiquement ce dossier, ni prendre le fameux baril en charge.
Grosse-Île, le «Projet N» et la Seconde Guerre mondiale
Au cœur des inquiétudes: des inscriptions «US Army» et des dates trouvées sur le mystérieux baril, ce qui pourrait signifier qu’il daterait de la Seconde Guerre mondiale.
Des liens avec le «Projet N» ne sont donc pas impossibles.
Avec la création de la bombe atomique et le décryptage de la machine Enigma, le Projet N est cité par les journalistes d’enquête Yves Bernard et Vincent Frigon comme le «troisième secret» du conflit armé le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité.
Selon les recherches de Bernard et Frigon, qui ont signé le livre Le Projet N, des scientifiques canadiens, britanniques et américains se sont affairés entre 1942 et 1944 à la fabrication d’un demi-million de bombes à l’anthrax destinées à des attaques contre l’Allemagne hitlérienne.
«À la fin de l’opération, la quantité d’anthrax stockée sur l’île aurait suffi à exterminer trente fois la population mondiale», selon les découvertes de Bernard et Frigon parues cette année.
Le site de cette ancienne opération militaire de destruction massive bactériologique: Grosse-Île, petite île située en plein centre du fleuve, entre l’île d’Orléans et l’Isle-aux-Grues, le même secteur où est aujourd’hui découvert le baril suspect, plus de 80 ans plus tard.

Avec des informations de Marie-Christine Bergeron pour Noovo Info
