Une opération militaire a tenté de construire une arme de destruction massive bactériologique sur Grosse-Île, dans le fleuve Saint-Laurent, pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est que nous apprend dans le livre Le Projet N, une enquête journalistique d’Yves Bernard et Vincent Frigon.
Il s’agit d’un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.
Le projet, qui s’est déroulé au cœur du fleuve de 1942 à 1944, avait pour but de fabriquer un demi-million de bombes à l’anthrax afin de raser cinq villes allemandes.
«Le Projet N, c’était la première tentative de production de masse d’une arme de guerre biologique et c’est le premier ministre britannique (Winston Churchill) qui voulait avoir un demi-million de bombes de ce type», explique Vincent Frigon en entrevue avec Noovo Info.
Mais la quantité qui a été développée sur l’île aurait suffi à exterminer trente fois la population mondiale, souligne-t-il.
Grosse-Île a notamment été choisie pour l’opération militaire puisqu’elle servait de station de quarantaine pour le port de Québec de 1832 à 1937. Donc, des installations sanitaires étaient déjà installées pour produire l’anthrax.
À voir dans la vidéo.

