Le secrétaire général des Nations unies a proposé trois options visant à mettre fin au conflit qui oppose depuis des décennies les militants du Hezbollah, soutenus par l’Iran, à Israël, alors que la mission de maintien de la paix de l’ONU comptant 8100 membres dans le sud du Liban prendra fin le 31 décembre.
Toutes les options présentées au Conseil de sécurité de l’ONU par le secrétaire général Antonio Guterres prévoient le maintien de la surveillance militaire de l’ONU à la frontière entre Israël et le Liban, le soutien aux forces libanaises pour leur déploiement dans tout le pays et le renforcement des efforts politiques visant à mettre fin aux combats, qui persistent malgré un cessez-le-feu de pure forme.
Les Casques bleus de l’ONU jouent depuis des décennies un rôle important dans la surveillance de la situation sécuritaire au Liban du Sud, bastion du Hezbollah. Six d’entre eux ont été tués ces derniers mois.
Cédant aux demandes des États-Unis et de leur proche allié Israël, le Conseil de sécurité a voté à l’unanimité en août 2025 la fin de la mission de maintien de la paix connue sous le nom de FINUL et a demandé à M. Guterres de présenter des options pour la mise en œuvre d’une résolution de 2006 qui a mis fin à une guerre d’un mois entre Israël et le Hezbollah.
La résolution exige que le Hezbollah désarme, que les forces israéliennes se retirent et que l’armée libanaise se déploie dans tout le pays en tant que seule force militaire. Rien de tout cela ne s’est produit.
Dans sa lettre adressée lundi au Conseil de sécurité, M. Guterres a déclaré que les hostilités récurrentes entre Israël et le Hezbollah montrent qu’il est impératif de mettre en œuvre la résolution de 2006, qui constitue le cadre vers la paix.
Le secrétaire général a déclaré que la surveillance militaire par l’ONU de la frontière tracée par l’Organisation entre Israël et le Liban, connue sous le nom de «Ligne bleue», était «primordiale».
Dans toutes les options, a-t-il déclaré, «une présence en uniforme des Nations unies œuvrant pour faciliter la désescalade, le dialogue, la liaison et la coordination, ainsi que le soutien aux Forces armées libanaises, serait nécessaire».
La force militaire de l’ONU viendrait en complément du coordinateur spécial renforcé de l’ONU pour le Liban, qui continuerait à diriger les efforts visant à mettre en œuvre la résolution de 2006.
M. Guterres a proposé trois options pour la force militaire de l’ONU, allant de 5525 à 1980 personnes, dont certains observateurs militaires non armés. Il a déclaré que la force la plus importante serait en mesure «d’observer de la manière la plus crédible possible l’évolution de la situation sur toute la longueur de la Ligne bleue».
Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré mardi aux journalistes que le secrétaire général espérait que le Conseil de sécurité prendrait une décision prochainement.
