Conflit au Moyen-Orient

«Rien ne peut justifier» une occupation prolongée d’Israël au Liban

«Il est hors de question que le Liban soit en quelque sorte une victime expiatoire d’un accord qui peine à se conclure entre l’Iran et les États-Unis», a réagi le ministre français Jean-Noël Barrot.

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Israël veut frapper le Liban Israël déclare qu'il n’y aura «pas de calme» à Beyrouth sans l’arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien.

«Rien ne peut justifier» la poursuite des opérations militaires et une occupation prolongée d’Israël au Liban, a estimé mardi le chef de la diplomatie française, alors qu’Israël et le Hezbollah ont poursuivi leurs affrontements dans la nuit malgré l’annonce par Donald Trump d’un accord.

«Il est hors de question que le Liban soit en quelque sorte une victime expiatoire d’un accord qui peine à se conclure entre l’Iran et les États-Unis», a en outre souligné Jean-Noël Barrot sur France TV, qui dit s’être entretenu lundi soir avec son homologue américain Marco Rubio.

L’armée israélienne mène au Liban son incursion militaire la plus profonde depuis l’an 2000, quand elle s’en était retirée après 18 années d’occupation.

«Ce que nous voulons, c’est que les discussions qui sont prévues cette semaine entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais puissent se tenir dans les meilleures conditions», a également réagi le ministre français.

Ce nouveau cycle de négociations entre émissaires libanais et israéliens doit se tenir mardi à Washington. Il s’agit du 4e cycle de tractations depuis que le groupe islamiste pro-iranien Hezboolah a déclenché le conflit début mars en représailles aux frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Une trêve a suspendu en principe les combats depuis le 17 avril - mais sur le terrain, les combats sont restés quasi quotidiens.

Un accord au Liban est crucial pour Donald Trump alors que l’Iran a conditionné tout accord pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient à un cessez-le-feu au Liban.