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Benyamin Nétanyahou accepte de rejoindre le Conseil de la paix de Donald Trump

Cette annonce marque une rupture avec la position précédente du cabinet de M. Nétanyahou.

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Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou écoute attentivement lors d'une conférence de presse avec le président Donald Trump à Mar-a-Lago, le lundi 29 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou écoute attentivement lors d'une conférence de presse avec le président Donald Trump à Mar-a-Lago, le lundi 29 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride. (Alex Brandon)

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annoncé mercredi avoir accepté de rejoindre le Conseil de la paix du président américain Donald Trump, après que son cabinet eut critiqué la composition du comité chargé de superviser Gaza.

Ce conseil, présidé par M. Trump, était initialement conçu comme un petit groupe de dirigeants mondiaux supervisant le plan de cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Les ambitions de l’administration Trump se sont élargies, le président ayant invité des dizaines de pays et laissé entendre qu’il jouerait bientôt un rôle de médiateur dans les conflits internationaux.

Cette annonce marque une rupture avec la position précédente du cabinet de M. Nétanyahou. Ce dernier avait indiqué que la composition du comité exécutif pour Gaza, qui inclut la Turquie, un rival régional majeur, n’était pas coordonnée avec le gouvernement israélien et était «contraire à sa politique», sans préciser ses objections.

La décision du premier ministre de rejoindre le Conseil pourrait désormais le mettre en conflit avec certains de ses alliés d’extrême droite au sein de sa coalition, comme le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, qui a critiqué le Conseil et appelé Israël à assumer unilatéralement la responsabilité de l’avenir de la bande de Gaza.

Les Émirats arabes unis, le Maroc, le Vietnam, le Bélarus, la Hongrie, le Kazakhstan et l’Argentine ont rejoint le Conseil.

D’autres pays, dont le Royaume-Uni, le Canada, l’Égypte, la Russie, la Turquie et la Commission européenne, ont reçu des invitations, mais n’y ont pas encore répondu.

L’annonce de M. Nétanyahou est intervenue alors que le président américain se rendait au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, où il devrait fournir davantage de détails sur le Conseil.

De nombreuses questions restent en suspens. On ignore pour l’instant combien de dirigeants, et lesquels, recevront des invitations.

Interrogé mardi par un journaliste sur l’opportunité pour le Conseil de remplacer les Nations unies, M. Trump a répondu qu’il s’agissait d’une possibilité.

Il a affirmé que l’organisation mondiale «n’a pas été très utile» et «n’a jamais exploité tout son potentiel», tout en déclarant que l’ONU devait poursuivre ses activités, «car son potentiel est immense».

Ces propos ont suscité la controverse, certains affirmant que M. Trump tentait de remplacer l’ONU.

En vertu de l’accord de cessez-le-feu, le comité exécutif du conseil de Gaza sera chargé de mettre en œuvre la deuxième phase difficile de l’accord. Celle-ci comprend le déploiement d’une force de sécurité internationale, le désarmement du Hamas et la reconstruction du territoire dévasté par la guerre. Elle supervisera également un comité nouvellement nommé de technocrates palestiniens chargés de la gestion quotidienne de Gaza.

Selon la Maison-Blanche, ce comité comprend notamment Steve Witkoff, envoyé spécial de M. Trump, Jared Kushner, gendre de M. Trump, Tony Blair, ancien premier ministre britannique, Marc Rowan, PDG d’Apollo Global Management, Hakan Fidan, ministre turc des Affaires étrangères, Ali Al-Thawadi, diplomate qatari, Hassan Rashad, directeur des services de renseignement égyptiens, Reem Al-Hashimy, ministre émiratie, Yakir Gabay, homme d’affaires israélien, et Sigrid Kaag, ancienne vice-première ministre néerlandaise et spécialiste du Moyen-Orient.

Nickolay Mladenov, ancien homme politique bulgare et envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, sera le représentant du comité exécutif de Gaza et supervisera les affaires courantes.