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Autriche: des milliers d’étudiants attendus dans les rues de Vienne contre un budget jugé insuffisant

«Nous comptons sur une grosse participation et nous attendons également des étudiants, enseignants et employés venus d’autres régions», a déclaré la porte-parole de l’Union nationale des étudiants autrichiens.

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La ligne d'horizon de Vienne. La ligne d'horizon de Vienne. (Andrey Rudakov/Bloomberg)

Des milliers d’étudiants sont attendus dans les rues de Vienne jeudi après-midi pour protester contre le budget alloué aux universités, jugé insuffisant pour compenser l’inflation et la hausse des coûts.

«Nous comptons sur une grosse participation et nous attendons également des étudiants, enseignants et employés venus d’autres régions», a déclaré à l’AFP Bianca Ivan, porte-parole de l’Union nationale des étudiants autrichiens (öH), sans pouvoir donner de chiffre précis.

La police table de son côté sur quelque 20 000 participants, avec la venue d’étudiants d’autres villes, notamment Salzbourg, Innsbruck ou Graz.

Le mouvement bénéficie également du soutien de la Conférence des universités autrichiennes (Uniko) et le syndicat de la fonction publique (GÖD).

À l’origine de la colère, l’annonce cette fin de semaine d’une enveloppe maintenue à 16 milliards d’euros pour les 23 universités publiques du pays entre 2028 et 2030, quand les recteurs estiment qu’il faudrait au moins 18 milliards d’euros pour maintenir les moyens actuels.

Selon eux, le financement annoncé entraînera la suppression d’environ un poste sur dix, mais aussi des réductions de cours et des retards dans les projets de recherche. Ils alertent également sur les conséquences pour les hôpitaux universitaires avec un possible impact sur les soins et la formation des médecins.

«Pour les étudiants, cela pourrait avoir des conséquences très concrètes: moins de cours, des TD surchargés, des délais d’attente plus longs pour les places d’examen et un encadrement de moindre qualité», a souligné Bianca Ivan.

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Les étudiants craignent par ailleurs que «l’Autriche perde durablement en attractivité en tant que pôle scientifique», alors que face à la compétition internationale «nous devrions investir dans de bonnes conditions d’étude et de recherche», a-t-elle ajouté.

Le gouvernement de coalition tripartite (conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux), défend de son côté la nécessité de faire des économies budgétaires, estimant que les sommes allouées aux universités ces dernières années.

La ministre de la Recherche Eva-Maria Holzleitner a pour sa part souligné que les universités étaient libres de décider de manière autonome quels postes devraient être renouvelés et lesquels «ne sont peut-être plus d’actualité».