Économie

Si vous avez un revenu élevé, voici les cinq erreurs à éviter

Erreur numéro 1: vous comparez à vos collègues.

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Si vous avez un revenu élevé, voici les cinq erreurs à éviter Voici les cinq erreurs à éviter si vous avez un revenu élevé et ce qu’il faut faire pour y remédier, selon un expert en finances.

Un salaire élevé cache bien des problèmes pour certains. De nombreuses personnes aux revenus importants se retrouvent parfois avec très peu de liquidités et sont généralement les dernières à s’en rendre compte. Pour ces individus, quand la paie est généreuse, il y en a toujours une autre à venir pour combler ce qui a mal tourné le mois dernier.

Cela fonctionne... jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus. Un expert en finances vous présente les cinq erreurs chez les personnes à revenu élevé et ce qu’il faut faire pour y remédier.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Qui est considéré comme une personne à revenu élevé au Canada?

La limite est fixé aux 10% supérieurs. Selon Statistique Canada, il fallait un revenu de 116 500$ pour en faire partie en 2023. C’est le seuil utilisé dans cette analyse.

Les chiffres grimpent rapidement à partir de là. Les 5% les plus riches commençaient à 152 700$ en 2023, et le 1% le plus riche à 293 800$, avec un revenu moyen de 606 000$ au sein de ce groupe. Où que vous vous situiez dans cette fourchette, les erreurs ci-dessous s’appliquent à vous.

À quoi ressemble le revenu d’un retraité typique aujourd’hui? Si vous avez déjà cherché «combien ai-je besoin pour prendre ma retraite», vous avez vu ces chiffres effrayants: un million de dollars ou un million et demi. Ce que vous voyez rarement, c’est l’autre côté de la médaille: de quoi vivent réellement les retraités canadiens en ce moment, et d’où vient cet argent.

Erreur no. 1: vous comparer à vos collègues

Avec un revenu annuel de 200 000$, il y a de fortes chances que les personnes qui vous entourent gagnent à peu près la même chose.

Vos collègues conduisent des autos similaires, rénovent des cuisines similaires et partent en voyage pendant la semaine de relâche de mars, ce qui fait que vos propres dépenses vous semblent normales. Dans une tour à bureaux du centre-ville de Toronto ou de Calgary, c’est probablement normal.

Regardez maintenant les chiffres ci-dessus. Un revenu de 152 700$ vous place déjà devant 95% des contribuables du pays. Vous vous comparez à un groupe très restreint et en concluez que vous êtes dans la moyenne, voire en retard.

C’est l’habitude la plus coûteuse de la liste, car elle ne donne jamais l’impression d’être une erreur. Vous ne pouvez pas voir les dettes de vos collègues; cessez donc de vous comparer à leur mode de vie et commencez plutôt à vous comparer à votre propre taux d’épargne.

Erreur no. 2: croire que vous pouvez toujours gagner plus que ce que vous coûte une mauvaise décision

Lorsqu’une mauvaise décision vous coûte 20 000$, l’instinct est de hausser les épaules et de dire que vous récupérerez cette somme. Avec un revenu élevé, vous y parviendrez probablement.

Le problème, c’est que cet état d’esprit donne l’impression que chaque erreur ne coûte pas cher, et qu’il ne cesse de repousser l’épargne jusqu’à la prime de l’année suivante.

Les dernières statistiques sur les comptes d’épargne libres d’impôt (CELI) de l’Agence du revenu du Canada (ARC) montrent qu’en 2024, 534 030 détenteurs de CELI avaient un revenu de 250 000$ ou plus. Seuls 148 250 d’entre eux ont cotisé le montant maximal. S’il y a bien un groupe qui a les moyens de remplir un CELI, c’est celui-là.

Les années de revenus maximaux ne durent pas éternellement. Les secteurs d’activité se rétrécissent, les entreprises se restructurent et la santé peut jouer des tours. Chaque année de revenus élevés est une occasion de transformer votre salaire en actifs, en commençant par votre marge de cotisation au CELI et au REER.

Erreur no. 3: se mesurer à son salaire plutôt qu’à sa valeur nette

Le revenu, c’est ce qui entre, et la valeur nette, c’est ce que vous conservez. Un bon nombre de personnes à revenus élevés suivent de près le premier chiffre, mais seraient incapables de vous dire à combien revient le second.

Ce sujet est abordé dans une récente vidéo de Blueprint Financial sur les sept niveaux de richesse au Canada. Chaque échelon de cette échelle est défini par la valeur nette, depuis le niveau de «survie» jusqu’à celui de «dynastie». Le salaire n’y figure nulle part, et c’est voulu.

Additionnez ce que vous possédez, soustrayez ce que vous devez, puis notez le résultat. Répétez l’opération tous les quelques mois. Si votre revenu a augmenté pendant cinq ans et que votre valeur nette n’a pratiquement pas bougé, vous savez par où commencer à chercher.

Erreur no. 4: supposer qu’être bon dans son travail signifie être bon en placement

Les médecins, les ingénieurs, les avocats et les cadres supérieurs ont l’habitude d’être les plus intelligents dans la pièce. Cette confiance est méritée, mais elle ne se transpose pas.

Être un excellent chirurgien ne vous dit rien sur la qualité de l’entreprise en démarrage d’un ami ou d’une transaction immobilière sur plan.

Les personnes à revenus élevés reçoivent également davantage de propositions. Les placements privés, les actions accréditives et les transactions immobilières «exclusives» ont le don de trouver les personnes qui ont de l’argent et peu de temps. Des gens intelligents peuvent consacrer moins de temps à se renseigner sur un placement privé de 100 000$ qu’ils n’en consacreraient à l’achat d’un nouveau lave-vaisselle.

Si vous ne pouvez pas expliquer comment l’investissement génère des profits, si la personne qui vous le vend est enregistrée auprès d’un organisme canadien de réglementation des valeurs mobilières, et comment vous récupérerez votre argent, passez votre chemin. C’est mieux une stratégie ennuyeuse, diversifiée et peu coûteuse qu’à un tuyau à la mode.

«Revenu viable»: il faudrait un salaire de 30$ l’heure pour vivre dignement à Montréal en 2026 Le salaire minimum, qui passe à 16,60 $ l’heure, demeure loin du revenu nécessaire pour vivre dignement au Québec, selon l’IRIS.

Erreur no. 5: payer des frais en pourcentage sans vérifier le montant en dollars

Des frais de 1% peuvent sembler minimes. Sur un portefeuille d’un million de dollars, cela représente 10 000$ par année, et ce montant augmente à chaque fois que votre portefeuille prend de la valeur. Ce sont les personnes à revenu élevé qui en ressentent le plus les effets, car leur solde augmente rapidement.

La question des ratios de frais de gestion a été abordée la chronique de Christopher Liew sur les mauvaises façons d’épargner en vue de la retraite. Il s’agit là d’un niveau supplémentaire: le pourcentage que votre conseiller ou votre gestionnaire de portefeuille prélève sur l’ensemble de vos avoirs.

Les investisseurs canadiens sont sur le point d’y voir plus clair, car en vertu des nouvelles règles de divulgation du coût total, les relevés annuels qui vous parviendront au début de 2027 indiqueront le coût total de vos placements en dollars.

Une bonne planification vaut vraiment la peine, surtout lorsque votre situation fiscale est complexe. Il faut que vous connaissiez le montant exact, que vous demandiez ce que vous obtenez en contrepartie et que vous vous renseigniez pour savoir si des honoraires forfaitaires ou à l’heure sont une option.

En somme

Un revenu élevé est un excellent outil, mais ce n’est qu’un outil. Ce qui compte, c’est ce que vous en faites, et aucune de ces mesures n’est compliquée. La plupart ne prennent qu’un après-midi.

Il faudrait choisir celle qui vous a fait grimacer en la lisant et s’en occuper ce mois-ci, tant que vos chèques de paie sont encore généreux et que les choix vous appartiennent encore.

Christopher Liew est titulaire des titres CFP® et CFA, et ancien conseiller financier. Il rédige des conseils en matière de finances personnelles destinés à des milliers de lecteurs canadiens chaque jour sur Blueprint Financial.