Le syndicat des du Syndicat des Salarié-es d’entretien du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont adopté samedi à l’unanimité, un mandat de grève pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée.
Dans un communiqué transmis aux médias samedi, le syndicat affilié à la CSN précise que cette banque de journées de grève sera utlisée «au moment jugé opportun».
«Quand on leur demande ce qu’ils veulent exactement, ils nous disent ‘’on débroussaille, on jase là’’, ça n’a pas de bon sens qu’on en soit encore là après 48 rencontres de négociation!», a déclaré par voie de communiqué, le président du syndicat Nicolas Louazel en parlant des négociations avec l'employeur.
Il indique que d'ici le Festival d'été de Québec, huit autres rencontres sont prévues. Le syndicat précise par ailleurs que les discussions se poursuivent et que le dialogue «n'est pas brisé».
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La présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches de la CSN, Barbara Poirier, a quant à elle affirmé que «si jamais il y a une grève au RTC, ils n’auront qu’eux-mêmes à blâmer».
De son côté, la présidente du RTC a réagi dans une déclaration écrite, en affirmant qu'il a été demandé au syndicat le 5 juin dernier, de s'entendre sur un niveau de service à offrir si jamais une grève avait lieu. «Or, à ce jour, nous sommes toujours dans l'attente d'une réponse», selon Maude Mercier Laroche, présidente de la société de transport en commun.
«Notre volonté est claire : maintenir un dialogue constructif et faire progresser les négociations à un rythme soutenu pour arriver à une entente viable à long terme pour les deux parties.»
Une première grève de deux jours a déjà eu lieu les 22 et 23 mai derniers.
La convention collective des salarié-es d’entretien du RTC, soit environ 360 travailleuses et travailleurs dans les garages de la société de transport - est échue depuis le 27 septembre 2024.
«En 42 jours de négociation, dont 4 jours de conciliation, on n’a même pas commencé à travailler sur les vrais enjeux parce que l’employeur a fait trop de demandes et se traine les pieds», avait dénoncé M. Louazel, au premier jour de la grève.
- Avec des informations de Jennifer Gravel pour Noovo Info

