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Le secret du bien-être au travail? Dîners pizza et 5 à 7

Des données d’ADP Canada suggèrent aux employeurs d’agir si la vie sociale au bureau bat de l’aile.

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Le secret du bien-être au travail ? Dîners pizza et 5 à 7 Les données de juillet dernier de l’Indice de bonheur au travail d’ADP Canada indiquent que le Québec fait toujours bonne figure lorsqu’il est question de bien-être professionnel. Malgré cette position favorable, une petite faille semble faire ombrage au tableau : la vie sociale en entreprise.

Les données de juillet dernier de l’Indice de bonheur au travail d’ADP Canada indiquent que le Québec fait toujours bonne figure lorsqu’il est question de bien-être professionnel. Malgré cette position favorable, une petite faille semble faire ombrage au tableau: la vie sociale en entreprise.

Globalement, le Québec obtient une note de 6,9 sur 10 pour le bien-être au travail, plaçant la province à ex æquo avec l’Ontario, la Colombie-Britannique et les provinces du Canada atlantique en tête du classement.

La province la moins heureuse au travail étant l’Alberta (6,5 sur 10).

«Ça fait plusieurs mois déjà qu’on voit que le Québec est parmi les régions les plus heureuses au travail au Canada. Le score du Québec dépasse même la moyenne canadienne qui est à 6,8», a expliqué à Noovo Info Fanny Ryner, gestionnaire principale, marque employeur, chez ADP Canada.

Fanny Ryner, gestionnaire principale, marque employeur, ADP Canada.
Fanny Ryner Fanny Ryner, gestionnaire principale, marque employeur, ADP Canada. (Gracieuseté)

C’est au niveau de l’équilibre travail-vie personnelle et de la flexibilité que les Québécois et les Québécoises se disent le plus heureux, avec un score de 7,2 sur 10. Viennent ensuite la reconnaissance et le soutien (6,7 sur 10) ainsi que la rémunération et les avantages sociaux (6,3 sur 10), à égalité avec les options d’avancement de carrière.

«La flexibilité et la conciliation travail-vie familiale, ça reste un facteur clé du bonheur. Ce qu’on voit aussi avec les données du mois de juillet, c’est que tout ce qui est activités sociales au bureau, ça va vraiment impacter le degré de bonheur au travail», a précisé Mme Ryner.

Oui aux 5 à 7

Selon l’enquête d’ADP Canada, les activités sociales sont une véritable aubaine pour la culture d’entreprise. D’ordre général, le Québec semble faire bonne figure lorsqu’il est question de vie sociale en entreprise. Fanny Ryner estime que c’est un peu dans l’ADN des Québécois.

«Les données nous laissent croire que le Québec est une province qui aime célébrer, qui aime mettre en valeur tout ce qui est social, la reconnaissance, la connexion avec les employés, etc. Je pense que ça reflète bien les valeurs du Québec», a-t-elle mentionné.

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Il n’en demeure pas moins que si près de la moitié des travailleurs canadiens ont accès à des activités sociales à chacun des trimestres, ces occasions demeurent trop rares : 21 % des travailleurs affirment que leur employeur organise ce genre d’événement qu’une ou deux fois par année.

Selon les données d’ADP Canada, les travailleurs sondés jugent qu’une forte vie sociale en entreprise renforce les liens entre collègues, augmente le sentiment d’appartenance, assure une meilleure collaboration au sein des équipes et améliore le moral.

«Il y a une énorme occasion pour les employeurs de stimuler l’engagement et le sentiment de bien-être de leurs employés avec des choses très simples qui ne demandent pas beaucoup de budget», a souligné Fanny Ryner.

La porte-parole d’ADP Canada croit aussi que les activités sociales en entreprise permettent de briser les silos, qu’ils existent entre la hiérarchie, les équipes ou les départements. «On dirait que, durant un petit moment, tout le monde peut se rejoindre. On ne parle pas de travail, on ne parle pas de projets, on partage un moment, et tout ça a des répercussions fabuleuses.»

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Mme Ryner ajoute que le fait de créer des occasions de rencontre en milieu de travail, comme des dîners pizzas ou des 5 à 7, permet aussi d’inclure différentes générations d’employés (baby-boomers, génération Z, etc.) et différents modèles de travail (présentiel, hybride, télétravail). «Les chiffres nous démontrent qu’il y a un besoin de lien social. C’est un désir égal chez toutes les générations.»

Fanny Ryner est aussi certaine d’une chose : la connexion humaine et les liens sociaux sont «irremplaçables». «Plus la technologie évolue, plus les besoins humains deviennent importants, et ça devient un avantage compétitif.»

Encore du travail à faire

Les données de l’enquête d’ADP Canada indiquent aussi que le Québec pourrait faire mieux au niveau de la rémunération et des avantages sociaux ainsi que pour les options d’avancement de carrière.

«Il y a encore énormément de travail à faire, mais le positif, c’est que si on peut au moins augmenter ou renforcer les stratégies d’inclusion ou d’engagement à l’interne à travers des activités sociales, ce n’est pas grand-chose, mais on va un peu plus loin», a commenté Fanny Ryner.

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Mme Ryner insiste d’ailleurs sur un point : les entreprises qui réussissent sont celles qui mettent en place des moments de connexion intentionnelle avec leurs employés. «Elles réussissent à attirer les talents, mais aussi à les retenir.»