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Le mois d’août, une période propice à la recherche d’emploi?

Si vous êtes à la recherche d’un emploi ou que vous souhaitez trouver un meilleur poste, sachez que si le recrutement ralentit un brin au Québec à cause des vacances.

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Le mois d’août, une période propice à la recherche d’emploi? André Perron, directeur principal des relations clients chez Randstad Canada, discute de la recherche d’emploi lors du mois d’août.

Si vous êtes à la recherche d’un emploi ou que vous souhaitez trouver un meilleur poste, sachez que si le recrutement ralentit un brin au Québec à cause des vacances, le mois d’août offre certains avantages stratégiques aux chercheurs d’emploi, dont moins de concurrence et une plus grande visibilité.

«Oui, il y a beaucoup de gens en vacances, mais c’est une bonne période pour se lancer à la recherche d’un emploi à partir du début du mois d’août parce qu’il y a encore beaucoup de chercheurs d’emploi qui sont en vacances, qui seront moins actifs, donc c’est peut-être une bonne stratégie pour se démarquer et arrivé premier sur les offres d’emploi», a souligné à Noovo Info André Perron, directeur principal, relations clients chez Randstad Canada.

André Perron, directeur principal, relations clients chez Randstad Canada.
André Perron André Perron, directeur principal, relations clients chez Randstad Canada. (Gracieuseté)

M. Perron précise que le «rush» d’embauche dans les entreprises québécoises se passe souvent au mois de septembre. «Le processus de recrutement va s’amorcer en août, alors si on est déjà actif, il y a de bonnes chances qu’on se démarque et qu’on puisse avoir accès à des opportunités plus rapidement que d’autres chercheurs d’emploi.»

Jessika Roy, présidente et fondatrice de Lachasse Recrutement, une firme spécialisée dans les postes de comptabilité, fiscalité et finance, suggère d’ailleurs aux chercheurs d’emploi d’être patients s’ils font leurs démarches en été.

«En juillet et en août, il y a tout de même des postes sur le marché mais en moins grand nombre et tout est plus au ralenti. Les processus de recrutement sont plus longs car les vacances des différentes parties impliquées (gestionnaires, RH et candidats potentiels) rendent plus difficile de coordonner les disponibilités pour les entrevues», a-t-elle expliqué dans un échange avec Noovo Info.

Jessika Roy, présidente et fondatrice de la firme Lachasse Recrutement.
Jessika Roy Jessika Roy, présidente et fondatrice de la firme Lachasse Recrutement. (Gracieuseté)

Misez sur juin, septembre et novembre

Les trois mois les plus actifs en termes d’embauche au Québec sont par ailleurs les mois de juin, de septembre et de novembre, selon des données de Randstad Canada.

«Ce qu’on voit beaucoup dans les habitudes d’embauche chez nos partenaires, c’est un “boom” d’embauche juste avant les vacances estivales, en septembre, pour la rentrée, et en novembre, juste avant les vacances des Fêtes», a expliqué André Perron. «Si on a une stratégie de changer d’emploi, ça pourrait être une bonne idée de penser à être actif dans les mois de mai, août et octobre pour penser faire un changement dans le mois suivant.»

Recherche d'emploi et IA: connaissez-vous le «doomjobbing»? De nombreux chercheurs d'emplois se sont lancés dans le «doomjobbing», une pratique qui consiste à bombarder les employeurs de CV à l’aide de l’intelligence artificielle, mais qui submerge ainsi les équipes de recrutement.

Jessika Roy est du même avis. «Typiquement, les mois de septembre et de janvier sont les mois où plusieurs nouveaux postes permanents sortent sur le marché», a-t-elle indiqué à Noovo Info. «Lorsque les gestionnaires sont de retour de vacances après l’été ou encore lorsque c’est le début d’une nouvelle année (nouveau budget), plusieurs revoient leurs besoins en matière d’effectifs et décident d’ouvrir de nouveaux postes au sein de leur équipe. C’est donc assurément de bons mois pour un candidat pour regarder le marché.»

À l’inverse, la période de la mi-décembre à la mi-janvier serait moins propice pour entreprendre des démarches de recherche d’emploi alors que le milieu constate un ralentissement au niveau des embauches. «Dans beaucoup d’industries, il va y avoir une fermeture complète pendant le temps des Fêtes. Les entreprises sont en général peu actives dans leur processus de recrutement pendant cette période. C’est un peu la même chose en juillet», a commenté M. Perron.

À quelles portes doit-on frapper?

Les temps changent et les façons de dénicher un emploi aussi. Malgré la popularité grandissante de l’intelligence artificielle, le contact humain et les rapports directs restent essentiels dans le processus d’embauche.

Poser sa candidature en ligne, via les pages carrières des entreprises ou par l’entremise des agrégateurs d’offres d’emploi, demeure une bonne façon de faire.

Opter pour un partenaire en ressources humaines peut aussi augmenter les chances d’un candidat de dénicher un emploi intéressant et à la hauteur de ses compétences.«Une agence de recrutement comme Randstad va devenir un partenaire, un intermédiaire qui va être capable de défendre votre candidature, d’avoir des conversations avec des preneurs de décisions dans les entreprises et de faire se démarquer votre candidature», a souligné André Perron.

Concernant les employeurs, Jessika Roy estime qu’ils auraient tout intérêt à viser, pendant l’été, ceux et celles qui profitent de cette période pour réfléchir à leur prochaine étape de carrière. «Afficher un poste peut être “payant” l’été (parfois même plus que le reste de l’année) car on attirera les candidats qui profitent de leurs vacances pour regarder le marché alors que bien souvent, ils sont trop occupés le reste de l’année.»

Mme Roy est aussi d’avis que l’aide d’une firme externe est «toujours une bonne stratégie» pour l’employeur qui veut couvrir tout le marché, c’est-à-dire autant les candidats plus actifs que ceux plus passifs. «Les “chasseurs de têtes” ont un grand réseau et échangent quotidiennement avec des candidats potentiels. Ils sont donc bien souvent les premiers à savoir qui seront ouverts à un nouveau défi pour l’automne, par exemple.»

Emploi: un marché «encore propice»

Des données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) indiquent qu’on dénombrait environ 109 100 postes vacants au Québec au premier trimestre de 2026, soit environ 86 500 postes vacants à temps plein et 22 600 postes vacants à temps partiel.

Pour cette même période, on trouvait un peu plus de la moitié des postes vacants dans trois régions : la Capitale-Nationale (10 300), la Montérégie (17 200) et Montréal (30 200).

L’ISQ précise qu’environ 46 400 postes vacants demandaient au plus un diplôme d’études secondaires, que 42 100 exigeaient au moins un diplôme d’études postsecondaires et que 20 500 demandaient un diplôme d’études universitaires.

Selon André Perron, le contexte économique actuel — bien que touché notamment par le conflit tarifaire mené par les États-Unis — est «encore propice à l’emploi». «Il y a encore des opportunités sur le marché. On n’est plus dans une surchauffe comme en 2022 où 80 % des entreprises dans le Grand Montréal cherchaient des employés, mais ça dépend toujours des secteurs, il y a des secteurs en pénurie.»

M. Perron note tout de même un peu plus de difficulté au niveau de l’embauche pour la génération Z, c’est-à-dire les personnes nées entre 1997 et 2012. «Ce qu’on a vu au niveau mondial, et ce qui est probablement le plus grand défi pour la génération Z pour intégrer le marché de l’emploi, c’est une diminution des postes d’entrée en raison notamment de l’arrivée de l’intelligence artificielle», a-t-il mis en lumière.

Les jeunes peinent à se trouver un emploi Selon Statistique Canada, le taux de chômage pour les 15 à 24 ans est à 14.3% en avril, c’est seulement 0.3% de moins que le sommet des 15 dernières années, excluant la pandémie. Derrière les chiffres, c’est une réalité que les jeunes et les organismes communautaires qui les épaulent doivent naviguer au quotidien.

Selon les données dévoilées le 10 juillet dernier par Randstad Canada, environ 42% des Canadiens de la génération Z veulent changer d’emploi, dont 12% au sein de leur organisation. Et parmi l’ensemble des travailleurs canadiens consultés, près du quart d’entre eux (23%) songent à quitter son poste.

Les emplois les plus prisés

Randstad dévoilait en début d’année le top 15 des emplois les plus prisés pour 2026.

Les métiers en tête de liste sont : conseiller aux ventes, assistant administratif, représentant du service à la clientèle, technicien en comptabilité et réceptionniste.

On retrouve ensuite comptable, associé aux ventes au détail, gérant de magasin, assistant en pharmacie, infirmier(ère) auxiliaire autorisé(e) (RPN), assistant dentaire, infirmier(ère) autorisé(e) (RN), infirmier(ère) auxiliaire (LPN), administrateur de bureau et opérateur de chariot élévateur.