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Vers une vague de démissions en 2026? De nombreux travailleurs canadiens veulent quitter leur emploi

Les travailleurs ne font pas que rêver d’aller voir ailleurs, beaucoup sont prêts à passer à l’action.

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Vers une vague de démissions en 2026? De nombreux travailleurs canadiens veulent quitter leur emploi Assisterons-nous à une vague de démissions en 2026? Un sondage suggère qu’un nombre impressionnant de travailleurs canadiens issus de la génération Z prévoient changer d’emploi d’ici la fin de l’année.

Assisterons-nous à une vague de démissions en 2026? Un sondage suggère qu’un nombre impressionnant de travailleurs canadiens issus de la génération Z prévoient changer d’emploi d’ici la fin de l’année.

Selon les données dévoilées par Randstad Canada, environ 42% des Canadiens de la génération Z (nés entre 1997 et 2012) veulent changer d’emploi, dont 12% au sein de leur organisation. Et parmi l’ensemble des travailleurs canadiens consultés, près du quart d’entre eux (23%) songent à quitter son poste.

Aux yeux de Marie-Eve Robitaille, ce sont des chiffres qui en disent long. En entrevue avec le Noovo.Info, la présidente de division, Solutions de talents, chez Randstad Canada, souligne que le contexte économique actuel incite les Canadiens à vouloir accéder à un meilleur poste. Mme Robitaille affirme que le nombre de démissions a augmenté au fil des années, alors que «le marché de l’emploi est très dépendant de l’économie».

En effet, la rémunération insuffisante est le «principal facteur» qui poussent les employés vers la sortie, constate l’étude de la firme en ressources humaines, qui a sondé 3500 répondants canadiens de tous les groupes d’âge, niveaux de scolarité et profils socio-économiques.

48% des répondants souhaitent démissionner pour cette raison, tandis que 40% d’entre eux souhaitent améliorer leur désir d’améliorer leur équilibre travail-vie personnelle et 34% des travailleurs partiront en raison d’un manque de perspectives de carrière.

Alors qu’en 2024 la conciliation travail-vie personnelle était devenue la valeur principale recherchée par les travailleurs, la rémunération est redevenue la priorité des Canadiens à la recherche d’un nouvel emploi en 2026. «Il ne faut pas négliger le salaire qu’on offre à nos employés», indique Mme Robitaille.

Par ailleurs: les femmes (69%) valoriseraient davantage la rémunération avant de choisir leur emploi que les hommes (62%).

Les baby-boomers accordent également une plus grande importance au salaire (77%) que les travailleurs de la génération Z (54%).

Pourquoi les jeunes veulent-ils démissionner?

Dans le marché de l’emploi, la génération Z est moins patiente, lance Mme Robitaille.

«Quand ça ne fait pas notre bonheur ou que ça ne répond pas à nos attentes, c’est une génération qui a eu l’habitude d’avoir dans le monde du travail des opportunités d’emploi», a-t-elle expliqué à l’auteur de ces lignes.

Robitaille entrevue (Noovo Info)

L’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs? Ça dépend et «il faut faire attention», ajoute-t-elle. «Des fois, on peut changer (d’emploi) en pensant qu’un salaire légèrement supérieur peut nous convenir.»

Mais souvent, «l’employé peut aller chercher quelque chose qu’ils n’ont pas chez leur employeur actuel», que ce soit des avantages sociaux, une hausse de salaire ou d’autres avantages.

Chose certaine, les récentes données de Randstad Canada démontrent que le marché du travail a changé, tranche Mme Robitaille, si bien que les employeurs doivent «rééquilibrer leurs attentes».

L’ère que 10-20 ans de carrière au sein de la même entreprise est-elle révolue? Mme Robitaille avance que cela est peut-être le cas.

«On a des efforts à faire en tant qu’employeur, il faut être à l’écoute et de repenser à ce qu’on offre sur le marché de l’emploi. Il y a une possibilité d’améliorer son niveau de rétention avec des petites modifications», a-t-elle conclu.

Les données de Randstad Canada montrent par ailleurs que huit travailleurs sur dix accordent une grande importante aux avantages comme la flexibilité et les congés, tandis que 68% des candidats jugent le contact en personne important lors de l’exploration d’un emploi.