Économie

Voici les produits d’épicerie les plus touchés par l’inflation, d’après de nouvelles données

«Au cours des cinq dernières années, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 30%.»

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Un client fait ses courses dans le rayon fruits et légumes d'un supermarché FreshCo à Brampton, en Ontario, le vendredi 5 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE Un client fait ses courses dans le rayon fruits et légumes d'un supermarché FreshCo à Brampton, en Ontario, le vendredi 5 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Chris Young)

Les chiffres de l’inflation ont apporté quelques bonnes nouvelles aux Canadiens en juin, mais le coût de l’alimentation des familles continue d’augmenter.

Le mois de juin a marqué le 17e mois consécutif où l’inflation des prix des produits d’épicerie a dépassé l’indice des prix à la consommation (IPC) global. Alors que l’inflation globale a ralenti à 2,8%, elle s’élevait à 3,9% pour les produits d’épicerie seuls.

Ce texte test une traduction d’un article de CTV News.

«On ne sait pas exactement pourquoi il en est ainsi, mais au cours des cinq dernières années, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 30%», a expliqué DT Cochrane, économiste senior au Congrès du travail du Canada.

En juin, le prix du poulet frais ou surgelé a augmenté de 5,7%, tandis que celui des petits pains et des brioches a progressé de 6% de plus par rapport au mois de mai.

Le ralentissement de l’inflation alimentaire, qui est passée de 4,3% en mai à 3,9% en juin, s’explique en partie par la baisse des prix des fruits frais, notamment des raisins.

Si les prix des tomates, par exemple, ont considérablement augmenté ces derniers mois et affichent désormais une hausse de 32 % par rapport à la même période l’année dernière, cette augmentation s’est toutefois ralentie entre mai et juin.

«Le problème venait en grande partie de l’approvisionnement en provenance du Mexique», a rapporté Michael Von Massow, économiste spécialisé dans l’alimentation. «À cette période de l’année, en mai et juin, les tomates proviennent des États-Unis et ne viennent donc pas d’aussi loin ; elles ne sont pas non plus confrontées aux mêmes problèmes de production que le Mexique. Nous les transportons sur des distances plus courtes, ce qui explique une certaine baisse des prix dans ce secteur.»

Pour ou contre des épiceries publiques pour diminuer le coût du panier d'épicerie? Nos débatteurs : Frédéric Bérard, Jean-Michel Dufaux, Maude Goyer et François Lambert.

Mais les feux de forêt pourraient constituer un facteur imprévisible. La fumée qui a envahi de nombreuses régions du Canada pourrait avoir un impact sur la production agricole.

«La lumière peut être bloquée par la fumée, et moins de lumière signifie moins d’énergie pour ces plantes, par exemple», a ajouté M. Von Massow. «Il est également possible que certaines plantes en tirent réellement profit, car la lumière se diffuse vers les feuilles inférieures.»

Cela pourrait se traduire, par exemple, par des tomates plus petites ou en moindre quantité.

«C’est très difficile à évaluer», a précisé l’économiste. «Mais je m’attends à ce qu’en juillet et août, nous constations une baisse plus marquée des prix grâce aux produits provenant du Canada qui arrivent sur le marché.»

Les données de Statistique Canada montrent que le ralentissement de l’IPC global a été largement déterminé par les prix de l’essence, dans un contexte de pourparlers diplomatiques et de cessez-le-feu provisoire dans le conflit entre l’Iran et les États-Unis.

Le coût d’un plein n’a pas baissé, mais la hausse des prix s’est ralentie à 20,5%, contre une augmentation de 33,2% en glissement annuel. La recrudescence des tensions a déjà entraîné une hausse des prix à la pompe ce mois-ci.

La hausse du coût de l’alimentation a des répercussions généralisées sur de nombreuses familles contraintes de réduire d’autres dépenses, comme les fournitures scolaires. Nous ne sommes qu’en juillet, mais nombreux sont ceux qui tentent déjà de calculer le coût de la rentrée scolaire et qui ont du mal à remplir les cartables avec tout le nécessaire, des calculatrices aux stylos en passant par les cahiers.

«Quand il faut choisir entre payer ses factures, payer son loyer ou nourrir sa famille, les fournitures scolaires passent au second plan», a mentionné Anne-Marie Ethier, du Regroupement Partage. Cette association à but non lucratif montréalaise vient en aide aux familles en leur fournissant des cartables remplis de fournitures et de boîtes à repas, d’une valeur totale d’environ 185$ chacun.

Mme Ethier précise que les demandes d’aide ont bondi, même parmi les familles où les deux parents travaillent.

Les services liés aux voyages ont également vu leurs prix augmenter, en particulier à Vancouver et à Toronto, où se sont récemment déroulés des matchs de la Coupe du monde. Les prix de l’hébergement ont augmenté de 10,1 % à l’échelle du pays, contre 2,5 % en mai.

Geneviève Beauchemin

Geneviève Beauchemin

Journaliste