Vous pourriez avoir droit à un versement pouvant aller jusqu’à 5000 $ si vous avez été victime du piratage de certains de vos comptes auprès du gouvernement du Canada en 2020.
À l’époque, soit entre la déclaration de pandémie de COVID-19 en mars 2020 et jusqu’à la fin de l’année, une quantité renseignements personnels et financiers de citoyens ont été exposés à des fraudeurs à partir de leurs comptes personnels fédéraux.
Depuis mardi, ces citoyens peuvent réclamer leur indemnisation financière dans le cadre d’un règlement à 8,76 millions de dollars autorisé par la Cour fédérale en mai dernier.
Les comptes concernés | Votre compte à l’Agence du revenu du Canada (ARC), votre dossier chez Service du Canada (Mon Dossier) et les autres comptes qui nécessitent l’authentification par CléGC.
Les citoyens admissibles ont droit à trois types d’indemnisation.
«Pour le temps consacré à régler des problèmes liés à un accès non autorisé», les personnes qui n’ont pas été fraudées, mais dont les données ont été exposées ont droit à un montant pouvant aller jusqu’à 80$. Les victimes de fraude peuvent réclamer jusqu’à 200 $.
Pour leur part, les victimes de fraude qui ont, par exemple, encouru des frais en lien avec l’usurpation de leur identité peuvent réclamer jusqu’à 5000 $.
Vous n’êtes admissibles à l’un de ces dédommagements que si vous avez été la cible d’une des attaques par bourrage d’identifiants dirigées contre les comptes en ligne du gouvernement du Canada entre le 15 juin et le 30 août 2020, et que vos renseignements personnels ont été divulgués sans autorisation.
Il est possible de vérifier votre admissibilité à ces indemnisations auprès de la firme KPMG, administratrice des transactions entre le gouvernement du Canada et les citoyens dans ce dossier.
En cas d’admissibilité, vous avez jusqu’au 3 février pour déposer votre demande d’indemnisation.
Ce dossier aura coûté près de 9 millions de dollars au gouvernement fédéral… et on sait que la question de la protection des données est une préoccupation grandissante. Un rapport publié en juillet dernier démontre que les incidents de confidentialité coûtent de plus en plus cher aux entreprises canadiennes.
Les entreprises canadiennes ont déboursé en moyenne 7,11 millions $ par violation de la confidentialité des données en 2026, contre 6,98 millions $ en 2025, selon une étude menée par le géant technologique IBM.
Chaque violation a compromis en moyenne 28 500 dossiers. À titre comparatif, le dossier des données de 2020 a pu compromettre environ une cinquantaine de milliers de comptes de citoyens canadiens.
Avec de l’information de La Presse canadienne.

