Si rien ne change d’ici là, il n’y aura pas de service de métro et d’autobus à Montréal la fin de semaine prochaine, ce qui consterne plusieurs usagers du transport en commun. Ce moyen de pression n’aurait pu être appliqué sans que le Tribunal administratif du travail (TAT) donne son aval.
L’ancien dirigeant syndical Marc Ranger a accepté de décortiquer la décision sur les ondes de Noovo Info.
«Le code québécois est très clair. Il faut qu’il y ait une preuve de danger grave et imminent à la sécurité des personnes. C’est une interprétation qui a été restrictive au cours des années parce que le droit de grève a été jugé fondamental», a expliqué l’ancien directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique.
D’après M. Ranger, si elle fait mal à plusieurs Montréalais, la décision était néanmoins prévisible. Il rappelle d’ailleurs qu’il s’agira de la deuxième grève en une quarantaine d’années pour les chauffeurs de la STM. «On ne peut pas dire qu’ils ont vraiment abusé de leur droit», relève-t-il.
Par ailleurs, M. Ranger choisit de faire preuve d'optimisme: il n'est pas certain selon lui que le transport collectif soit paralysé à Montréal cette fin de semaine, puisque les deux parties pourraient toujours s'entendre. «On peut être encouragé du côté des chauffeurs, il y avait moins d'enjeux. Il est possible qu'il y ait des déblocages du côté du syndicat des chauffeurs. Il pourrait arriver toutes sortes de choses dans les 48 prochaines heures. Je ne suis pas certain qu'il y aura zéro service en fin de semaine», mentionne-t-il.
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