Une panne survenue dans un carrefour giratoire de la Ville de Saguenay aura valu une facture de 4000 $ à une étudiante du Cégep de Jonquière.
En février dernier, Ariane Bourbeau circulait sur l’autoroute de l’Aluminium, dans un carrefour giratoire situé entre les arrondissements de Chicoutimi et de La Baie, lorsque sa voiture est tombée en panne.
Inquiète de la situation, notamment en raison de la présence de fumée, la conductrice a contacté les services d’urgence. Ce sont des pompiers qui sont arrivés sur les lieux.
«Ils viennent, ils regardent l’auto et ils me disent qu’il n’y a pas de danger d’incendie», a raconté la jeune femme. L’un des intervenants aurait alors dit à Mme Bourbeau que le problème de sa voiture semblait venir du liquide de refroidissement et que la fumée provenait de là.
«Tout était beau à ce moment-là», a souligné Ariane Bourbeau, précisant que la surprise est venue un mois plus tard par la poste : une facture de plus de 4000 $.

La jeune femme s’explique mal ces frais, qui incluent des montants pour la présence d’un lieutenant et de trois pompiers du Service de sécurité incendie, ainsi que pour un absorbant, l’autopompe, les frais d’administration et les taxes.
«Je n’ai jamais demandé les pompiers. Il n’y avait pas de vrai risque d’incendie, donc ils les ont envoyés par précaution.»
— Ariane Bourbeau
Mme Bourbeau a bien tenté de se tourner vers l’assureur du véhicule impliqué, mais ce dernier lui a affirmé qu’il ne pouvait pas intervenir puisqu’il n’y avait pas eu d’accident.
La Ville de Saguenay se défend en disant que, peu importe la municipalité où cette situation aurait eu lieu, le résultat aurait été assez semblable, voire pire.
«La facturation d’un service incendie peut se faire uniquement si on parle d’une personne qui n’est pas résidente de Saguenay et que sa vie n’est pas en danger. Les deux conditions doivent être réunies», a expliqué Dominic Arseneau, porte-parole de la Ville de Saguenay.
Il s’avère ici que Mme Bourbeau était étudiante au Cégep de Jonquière et avait gardé sa résidence permanente à Québec le temps de ces études. La voiture conduite par la jeune femme était aussi immatriculé au nom de sa mère, qui habite Québec.
Si Saguenay affirme avoir de l’empathie pour la jeune femme et convient que la situation «n’est pas agréable», elle ajoute que ce règlement existe partout au Québec depuis les années 1980.
La Ville de Saguenay a tout de même affirmé que, si Mme Bourbeau prouvait qu’elle était résidente de Saguenay au moment des faits, notamment à l’aide d’un bail, la facture pourrait être complètement annulée.

