Mauricie

École Chavigny à Trois-Rivières: des résidents à bout de patience face aux attroupements d’élèves

«Ça fait déjà plusieurs années qu’on est pris avec ce problème d’attroupement, de cris, d’échange et de consommation de drogue, de batailles, etc.»

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École Chavigny à Trois-Rivières: des résidents à bout de patience face aux attroupements d’élèves La cohabitation entre les élèves de l’école secondaire Chavigny à Trois-Rivières et les résidents du secteur est difficile, alors que pendant les pauses et l’heure du lunch, plusieurs jeunes prennent les rues d’assaut.

La cohabitation entre les élèves de l’école secondaire Chavigny à Trois-Rivières et les résidents du secteur est difficile, alors que pendant les pauses et l’heure du lunch, plusieurs jeunes prennent les rues d’assaut.

Irritée par la situation, une résidente a d’ailleurs porté le dossier devant le conseil municipal. «Ça fait déjà plusieurs années qu’on est pris avec ce problème d’attroupement, de cris, d’échange et de consommation de drogue, de batailles, etc.», a déploré Chantale Lemire à Noovo Info.

Le directeur de l’école Chavigny, Jonathan Bradley, se dit bien au fait de la situation, indiquant qu’il s’agit d’un petit groupe d’élèves. «Ce sont des élèves qui ont de la difficulté avec le respect des règles et qui prennent d’assaut les rues et les terrains pour manger. Ils laissent leurs déchets par terre, etc. C’est très dérangeant pour les voisins et nous en sommes très conscients», a-t-il mentionné.

M. Bradley affirme que l’école travaille en prévention et en sensibilisation auprès des jeunes. «On a des partenaires qui travaillent avec nous dans tout ça. Nos élèves sont rencontrés régulièrement au sujet du civisme, du respect et du bien-vivre ensemble.»

Le voisinage se dit malgré tout à bout de patience et demande des interventions plus strictes. Mme Lemire est d’ailleurs bien claire : ce n’est pas l’école qui dérange, ni les élèves dans la cour. «Il y a un événement avec de la musique ? Ils ont le droit ! On n’est pas fous, on a bien vu que c’était une école secondaire quand nous avons acheté il y a 40 ans, mais là, c’est l’enfer. Pourquoi devons-nous endurer ce problème jour après jour ?», a-t-elle tout de même questionné.

Rencontré par Noovo Info, le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, a convenu que les actions mises en place jusqu’à maintenant n’ont peut-être pas été suffisantes et qu’il reste du travail à faire. «On va regarder d’autres alternatives et on va revenir vers les citoyens pour leur faire d’autres propositions.»

La police de Trois-Rivières participe aussi à l’effort pour améliorer le bon voisinage autour de l’école Chavigny. La porte-parole, Isabelle Blanchette, a souligné que des patrouilles sont plus visibles, notamment pendant les heures de repas et de pause. «On va aller voir les jeunes, les sensibiliser», a-t-elle expliqué en précisant que la police de Trois-Rivières «répond à chaque appel». «Si un citoyen appelle parce qu’il y a une situation préoccupante, il y a des patrouilleurs qui vont se rendre sur les lieux.»