Grand Montréal

Le Syndicat du transport de Montréal accuse la STM de désinformation

«On a choisi un scénario qui met de la pression sur l’employeur et non sur la population.»

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Un employé d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM) Un employé d'entretien de la STM manifeste, le 22 septembre 2025, à Montréal. (Christinne Muschi/La Presse canadienne)

Le Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN), qui représente les employés de soutien actuellement en grève d’heures supplémentaires, accuse la Société de transport de Montréal (STM) de mener «une campagne de peur» auprès des usagers du transport en commun.

«On a choisi un scénario qui met de la pression sur l’employeur et non sur la population», a insisté vendredi en conférence de presse Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN.

Les employés de soutien de la Société de transport de Montréal ont déclenché une grève jeudi, un moyen de pression qui pourrait s’étirer jusqu’au 11 janvier prochain.

La STM a révélé s’attendre à ce que 255 autobus soient manquants pour la semaine du 4 janvier alors que le chiffre s’élève à 265 autobus pour la semaine du 11 janvier prochain.

Autre grève à la STM: les impacts pour les usagers La Société de transport de Montréal (STM) s’attend à ce que 265 autobus soient manquants pour la semaine du 11 janvier, soit à la fin de la grève des employés d’entretien qui vient de commencer.

Des chiffres qui sont contredits par la partie syndicale.

«Dans toutes les grèves que nous avons faites par le passé, nous avons toutes les fois retiré le temps supplémentaire et jamais la STM ne nous a amenés dans cette avenue que le temps supplémentaire pouvait avoir un impact aussi majeur sur le service à la clientèle», a déploré M. Jeannotte.

Le STM-CSN est d’avis que la Société de transport de Montréal a la capacité de s’adapter et de s’ajuster à la situation.

«Il faut réduire le vent de panique que la STM tente de faire.»

—  Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN

Le syndicat estime qu’il est correct de parler parfois de réduction de services, «mais certainement pas d’arrêts de services».

Une position partagée par François Enault, premier vice-président de la CSN.

«Les cadres devront travailler. Si les cadres travaillent comme ils devraient le faire puisqu’il n’y a pas de temps supplémentaire, la population n’en aura pas de problème. Il faut le répéter et le redire», a-t-il partagé vendredi matin.

La sous-traitance, le nerf de la guerre

Le Syndicat du transport de Montréal-CSN espère que la grève des heures supplémentaires des employés de soutien fera «bouger les choses» à la table de négociation.

Bruno Jeannotte a réaffirmé vendredi matin que les négociations se poursuivaient - sans médiateur depuis le 29 novembre dernier - et que la sous-traitance était «un point difficile à régler avec la STM».

«La voie de passage est mince, mais on est capable de faire évoluer le sujet», a-t-il expliqué en soulignant que ce dossier était très important pour les syndiqués.

«On veut garder nos services publics, on veut les garder fiables, ont veut les garder efficaces, et pour nous c’est dans la recette de garder nos tâches à l’interne, notre qualité de travail, c’est le nerf de la guerre», a précisé M. Jeannotte en ajoutant que le syndicat attendait un retour de l’employeur au niveau du monétaire.