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Grève des employés d’entretien de la STM: jusqu’à 265 autobus manquants

La grève a commencé le 11 décembre et doit se poursuivre jusqu’au 11 janvier à 23h59.

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Autre grève à la STM: les impacts pour les usagers La Société de transport de Montréal (STM) s’attend à ce que 265 autobus soient manquants pour la semaine du 11 janvier, soit à la fin de la grève des employés d’entretien qui vient de commencer.

La Société de transport de Montréal (STM) s’attend à ce que 265 autobus soient manquants pour la semaine du 11 janvier, soit à la fin de la grève des employés d’entretien qui vient de commencer.

La directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard, a révélé cette donnée, jeudi, lors d’une conférence de presse pour faire le point, alors que le syndicat des employés d’entretien vient d’amorcer un mois de grève, qui prend la forme d’un refus de faire des heures supplémentaires.

La grève a commencé à 00h01 le 11 décembre et doit se terminer le 11 janvier à 23h59. Il s’agit de la quatrième grève de ce syndicat, rattaché à la CSN. La première avait eu lieu en juin, la deuxième en septembre-octobre et la troisième en novembre, qui avait été écourtée.

La STM prévoit que le service du métro ne sera pas touché, parce qu’elle a suffisamment de voitures en renfort.

Mais le service des autobus le sera de plus en plus, au fur et à mesure de l’avancement de la grève, puisque des entretiens préventifs et des réparations ne seront pas réalisés en temps opportun.

Ainsi, ce seront 255 autobus qui seront manquants pour la semaine du 4 janvier et 265 pour la semaine du 11 janvier. Et le retour à la normale, après cette grève, pourra prendre des jours, voire des semaines, a fait savoir Mme Léonard.

«Les impacts vont être imprévisibles. Ce n’est pas comme si on sait que l’autobus ne passera pas, que le train ne passera pas. Ça risque d’être à tous les jours qu’on va avoir de nouvelles coupures dans nos horaires», a-t-elle affirmé.

L’équipe de la STM va tenter de gérer au mieux, en supprimant des départs, mais en ciblant ceux qui sont en dehors des heures de pointe, afin d’incommoder le moins possible les usagers, a précisé Mme Léonard.

La longue négociation

Par ailleurs, la négociation avec le syndicat de l’entretien stagne, aux dires de la directrice générale. Elle a répété qu’elle envisagera de demander le recours à l’arbitrage s’il n’y a pas déblocage bientôt.

Après deux ans de négociation, dit-elle, «on est dans un blitz ultime de dernière chance, donc on est à quelques jours (de le demander), j’ai le goût de dire. Il faut qu’on débloque; il faut qu’on sente qu’on a un momentum pour avoir une entente finale. Il faut que les impacts sur la clientèle cessent. Il faut que les grèves arrêtent.»

Il appartiendrait alors à un arbitre — un tiers impartial — de déterminer les conditions de travail des salariés qui font encore l’objet d’un différend.

Le recours à la sous-traitance est le principal point en litige, maintenant que le plus gros syndicat, celui de 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, a conclu une entente de principe, ce qui inclut les salaires.

Le syndicat de l’entretien tient à protéger les emplois de ses membres en s’accrochant aux clauses actuelles de la convention collective qui restreignent le recours à la sous-traitance. La STM, de son côté, dit avoir besoin de plus de «flexibilité» en matière de sous-traitance pour réduire ses coûts.

Deux ententes de principe sont déjà intervenues, à la mi-novembre, entre la STM et deux autres syndicats: celui des chauffeurs d’autobus et celui des employés administratifs et techniques. — des sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ. Ces derniers ont même déjà entériné leur entente de principe.

Un quatrième syndicat a toutefois annoncé à son tour une grève, qui prendra la forme d’un refus de faire des heures supplémentaires, du 17 décembre au 11 janvier, soit en partie en même temps que les employés d’entretien.

Il s’agit du syndicat qui représente les 800 professionnels, une section locale du Syndicat des employé(e)s professionnel(le)s et de bureau, affilié à la FTQ: des ingénieurs, architectes, analystes et conseillers.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste