MONTRÉAL — Les employés d'entretien de la Société de transport de Montréal ont finalement entériné l'entente qui était intervenue en conciliation pour renouveler leur convention collective, et ce, dans une proportion de 86 %.
Le syndicat représente 2400 employés qui s'occupent de l'entretien à la STM. Il est rattaché à la Fédération des employé(e)s de services publics, affiliée à la CSN.
La proposition du conciliateur, que le syndicat recommandait à ses membres, était intervenue après quatre grèves: l'une en juin 2025, l'autre en septembre-octobre, une autre en novembre, puis la dernière en décembre-janvier. Ces grèves avaient pris diverses formes, parfois une grève classique, avec services essentiels aux heures de pointe, parfois un refus de faire des heures supplémentaires.
Les négociations ont été très laborieuses, s'étendant sur pas moins de deux ans. Il y a eu une première phase de conciliation, puis une médiation, puis une deuxième phase de conciliation, qui avait mené à cette entente, le 24 mars.
Le litige portait sur le recours à la sous-traitance et les salaires. Coincée dans une situation financière difficile, la STM cherche à réduire ses coûts. Le syndicat, de son côté, tient à protéger les emplois de ses membres et le service public qu'est le transport en commun.
La recommandation soumise aux parties par le médiateur prévoit une augmentation salariale de 17,5 % sur 5 ans pour le groupe des métiers et de 16 % sur 5 ans pour le groupe de soutien.
«Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette négociation n'a pas été de tout repos, a indiqué par voie de communiqué, lundi soir, le président du Syndicat du transport de Montréal-CSN, Bruno Jeannotte. (...) Nous avons été confrontés à la fermeture de l'employeur et au désintérêt du gouvernement envers le transport collectif tout au long de la négociation. On doit maintenant poursuivre la bataille pour l'avenir du transport collectif.»
La directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard, s'est dite «très satisfaite de l’adoption de l’entente par les membres. Nous avons fait le choix de prioriser une entente négociée qui est toujours préférable pour préserver les bonnes relations de travail. Je salue les efforts communs des deux parties de respecter le cadre financier grâce à des compromis de toutes parts».
La STM a conclu des ententes avec les trois autres plus grands syndicats, qui sont des sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et du Syndicat des employé(e)s professionnel(le)s et de bureau (SEPB), tous deux affiliés à la FTQ.
Ils représentent les 4500 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, les 1300 employés administratifs et techniques et les 800 professionnels.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne

