Un propriétaire qui possède plus de 1000 appartements a déposé une poursuite de 50 000 $ afin de faire taire un comité de défense des droits des locataires. Des occupants de ces logements ont dénoncé des hausses abusives de loyer et des retards de travaux urgents dans les médias.
Norgate a acquis en décembre 2024 un parc immobilier de 74 immeubles et 1112 appartements, situé dans Saint-Laurent à Montréal. Depuis, des témoignages de négligence émergent.
Une locataire de 81 ans déplore que personne n’est venu faire des réparations importantes dans son 4 et demi.
Dans son appartement, on peut voir des fissures importantes au plafond et dans les murs. Alle affirme qu’on lui a coupé l’accès à l’eau et qu’elle a vu son loyer augmenter de 9% au cours des deux dernières années.

Un autre locataire raconte que des personnes ont effectué des réparations du système de chauffage dans son immeuble à logements, mais que l’entreprise a augmenté radicalement son loyer en contrepartie. Il a donc décidé de quitter l’appartement.
Victor Croda, l’un des locataires habitant de la parc immobilier de Norgate, dit avoir vu son logement augmenter de 86$ par mois.
Des locataires qui se sont tournés vers le Tribunal administratif du logement (TAL) pour dénoncer la situation sont d’ailleurs en attente d’une réponse depuis un an.
Le groupe Offensive populaire s’est portée à la défense des locataires, qui ont manifesté mercredi matin devant le palais de justice de Montréal. Offensive populaire réclame que Norgate abandonne la poursuite de 50 000$.

Le propriétaire réagit
De son côté, Norgate soutient dans une réponse écrite envoyée à Noovo Info que la poursuite ne vise pas à restreindre les droits des locataires, mais dit s’attaquer à Offensive populaire, qui ne collaborerait pas.
Norgate ajoute que les propos mentionnés dans les médias constituent une atteinte à sa réputation et clame les locataires auraient commis des actes de vandalisme afin de bloquer les travaux.
L’entreprise familiale assure également que les hausses de loyer respectent les règles du TAL et qu’aucun locataire n’a vu son loyer augmenter en raison des travaux.
L’affaire devait être entendue au palais de justice de Montréal mercredi, mais le dossier a été reporté au 17 septembre.

