Société

Simon-Olivier Fecteau s’ouvre sur l’état de sa mère, atteinte d’Alzheimer

«La première fois qu’elle ne m’a pas reconnue, ç’a ébranlé toute la famille», se souvient-il.

Publié le 

Simon-Olivier Fecteau s’ouvre sur l’état de sa mère, atteinte d’Alzheimer

Le comédien et réalisateur Simon-Olivier Fecteau est récemment devenu l’ambassadeur de la Société Alzheimer du Centre-du-Québec. C’est cette association qui l’a accompagné lorsque les premiers signes de la maladie, dont sa mère est atteinte, ont commencé à apparaitre.

«Quand ma mère commençait à être malade, c’est un des premiers endroits que j’ai appelé qui m’ont aidé à aller chercher d’autres ressources pour pouvoir aider ma mère», a-t-il expliqué en entrevue avec Noovo Info. «C’est une association qui s’est faite très naturellement.»

Ils ont appris, sa famille et lui, que sa mère était atteinte de la maladie en 2018.

Il raconte que les symptômes étaient subtils au départ, qu’elle oubliait certains mots, mais c’est la première fois qu’elle ne l’a pas reconnue que sa famille et lui ont compris qu’il y avait un problème.

«La première fois qu’elle ne m’a pas reconnue, elle était ici, dans la cuisine et ç’a ébranlé toute la famille. Elle m’a demandé: “coudonc, t’es-tu mon oncle?”» Simon-Olivier Fecteau

Simon-Olivier Fecteau Simon-Olivier Fecteau s’ouvre sur l’état de sa mère, atteinte d’Alzheimer, dans une entrevue avec Noovo Info. (Noovo Info)

Huit ans plus tard, la maladie est très avancée, explique celui qui a été à la barre du Bye bye durant plusieurs années.

«Elle ne parle plus beaucoup», dit-il. «Elle ne me reconnait pas tant. Elle est contente de me voir et elle est contente de voir la famille, mais je pense qu’elle ne sait pas qui est qui. Mais elle est heureuse, elle sourit beaucoup.»

Il raconte que sa mère n’a toutefois pas perdu tout son tempérament et qu’elle blague souvent, notamment lorsqu’elle a des moments de lucidité.

«À un moment donné moi et mon frère on rejoignait mes parents à Victoriaville, mais on était en retard de 45 minutes au restaurant», raconte Simon-Olivier Fecteau. «En arrivant, j’ai demandé à mon père si ça faisait longtemps qu’ils attendaient, puis là ma mère a dit: “depuis hier”.»

Son père, qui a 98 ans, s’occupe d’elle «24 heures sur 24», sans répit, et ce depuis les débuts de la maladie.

«C’est essoufflant, puis on lui offre du répit. On lui dit qu’on pourrait avoir des services, mais il ne veut pas tant avoir de répit», dit-il.

Selon lui, le fait qu’elle est avec son père, dans un environnement calme et empli d’amour, aide à ralentir la progression de la maladie.