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Ottawa interdit l'entrée aux voyageurs en provenance du Congo en raison de l'Ebola

Cette mesure entrera en vigueur lundi soir à 23 h 59.

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Un professionnel de santé prépare l'échantillon sanguin d'un patient en vue d'une analyse à l'hôpital général de Bunia, à Bunia, au Congo, le jeudi 11 juin 2026. Associated Press/Moses Sawasawa, archives. Archives - Un professionnel de santé prépare l'échantillon sanguin d'un patient en vue d'une analyse à l'hôpital général de Bunia, à Bunia, au Congo, le jeudi 11 juin 2026. Associated Press (Moses Sawasawa)

Le gouvernement fédéral annonce qu’il interdira l’entrée au Canada aux ressortissants étrangers ayant mis les pieds au Congo au cours des 21 derniers jours, en raison du risque d’importation de la maladie mortelle qu’est Ebola.

L’Agence de la santé publique du Canada précise que cette nouvelle mesure temporaire entrera en vigueur lundi soir à 23 h 59.

Les transporteurs aériens commerciaux et privés ne sont pas non plus autorisés à embarquer ces ressortissants étrangers à bord de vols à destination du Canada.

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie actuelle d’Ebola au Congo est devenue la troisième plus importante jamais enregistrée. Le virus à l’origine de la maladie s’est propagé rapidement, entraînant plus de 2100 cas signalés et 864 décès.

Le gouvernement affirme adopter une approche prudente, mais insiste sur le fait que le risque sanitaire global pour les Canadiens reste faible, aucun cas d’Ebola n’ayant été signalé au Canada chez des personnes revenant de pays touchés par des épidémies.

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«Limiter l’entrée des ressortissants étrangers ayant séjourné en République démocratique du Congo au cours des 21 derniers jours pourrait réduire les risques pour la santé publique auxquels est exposée la population canadienne», a déclaré dimanche l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) dans un communiqué.

Elle a précisé que cette mesure était mise en place pour «accroître l’efficacité et la viabilité des mesures frontalières permettant d’assurer une prise en charge sécuritaire des voyageurs arrivant au Canada, y compris les travailleurs humanitaires de retour au pays».

L’interdiction de voyager ne s’appliquera pas aux citoyens canadiens ni aux résidents permanents, qui devront toutefois se soumettre à une quarantaine de 21 jours à leur arrivée s’ils ont séjourné au Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud.

Cette mesure de quarantaine, en vigueur depuis le 30 mai, prendra fin le 29 août.

L’agence gouvernementale a précisé qu’aucun cas d’Ebola n’avait été signalé au Canada chez des voyageurs revenant de pays touchés par des épidémies.

«Ces mesures sont mises en place par mesure de précaution, puisque le risque que représente la maladie Ebola pour la population canadienne est considéré comme faible», a ajouté l’ASPC.

Même si une personne infectée parvenait à entrer au Canada, les responsables fédéraux de la santé ont déjà indiqué que la transmission serait probablement limitée.

Cette maladie virale se propage par contact direct avec les fluides corporels de personnes ou d’animaux infectés. Les symptômes comprennent de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée et des saignements.

Le virus Bundibugyo, à l’origine de l’épidémie actuelle, est moins courant que les autres virus responsables de la maladie d’Ebola.

Il n’existe ni vaccin ni traitement approuvé.

Le trafic aérien régulier entre les deux pays est faible. Selon une évaluation de l’agence de santé publique datant du mois de mai, environ 1000 personnes voyagent en moyenne chaque mois entre le Congo et le Canada, et les citoyens canadiens représentent environ 40 % de ces voyageurs. Le trafic est généralement plus intense entre juin et septembre.

Historiquement, les épidémies d’Ebola au Congo n’ont pas donné lieu à des cas importés au Canada.

Les États-Unis ont récemment dévoilé une nouvelle politique interdisant aux citoyens américains de rentrer du Congo avant d’avoir passé 21 jours en quarantaine dans un pays tiers.