Au moins une dizaine d’attaques contre des établissements de santé et des professionnels de santé ont été recensées depuis le début de l’épidémie d’Ebola au Congo alors que les craintes liées à la sécurité entravent les efforts de lutte contre la maladie dans l’épicentre de l’épidémie, en province d’Ituri, ont déclaré samedi les autorités.
De nombreux professionnels de santé et autres acteurs de première ligne, non rémunérés, se sont également mis en grève, compliquant encore davantage les efforts de lutte contre ce qui a été qualifié d’épidémie d’Ebola à la croissance la plus rapide jamais enregistrée, avec 2181 cas, dont 864 décès recensés à ce jour.
Bon nombre de ces attaques ont été perpétrées par des foules en colère qui ont pris d’assaut des centres de traitement ou pris pour cible des équipes d’intervention sur le terrain, a décrit Pierre Akilimali, responsable de la gestion de l’épidémie d’Ebola, lors d’une conférence de presse à Bunia, la capitale de l’Ituri.
Dans la province de l’Ituri, qui concentre environ 90 % de l’ensemble des cas, des professionnels de santé et des travailleurs humanitaires ont été vus ces derniers jours quittant des communautés isolées considérées comme des foyers de contamination pour se diriger vers Bunia, ont indiqué des habitants à l’Associated Press.
Ces événements font suite à la dernière attaque en date perpétrée mercredi par des habitants protestant contre le décès d’une femme dans un hôpital voisin de la ville de Nyakunde, en Ituri.
