Santé

Grève de professionnels de la santé en RDC; plus de 2000 cas d'Ebola rapportés

Au total, 753 patients sont toujours en isolement ou hospitalisés, tandis que 366 se sont rétablis à ce jour.

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Des professionnels de la santé se promènent au Centre médical évangélique de Bunia, dans l'est de la République démocratique du Congo, le vendredi 3 juillet 2026, où des essais cliniques sur le virus Ebola doivent avoir lieu. AP Photo Des professionnels de la santé se promènent au Centre médical évangélique de Bunia, dans l'est de la République démocratique du Congo, le vendredi 3 juillet 2026, où des essais cliniques sur le virus Ebola doivent avoir lieu. AP Photo (Dirole Lotsima Dieudonne)

Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’élève désormais à 2011, dont 754 décès, selon les données gouvernementales publiées mercredi, dans le cadre de ce que les autorités qualifient d’épidémie à la progression la plus rapide jamais enregistrée.

Le personnel de la santé de l’hôpital général de Bunia s’est mis en grève mercredi, devenant ainsi le dernier groupe en date à avoir cessé le travail dans l’épicentre de l’épidémie en raison de problèmes de rémunération.

Les professionnels de la santé et d’autres travailleurs de première ligne ont barricadé l’entrée de l’hôpital, déplorant de ne pas avoir reçu de rémunération malgré des conditions de travail difficiles.

Au total, 753 patients sont toujours en isolement ou hospitalisés, tandis que 366 se sont rétablis à ce jour, selon les données du ministère congolais de la Santé. La recherche des contacts reste un défi, le taux de couverture des personnes exposées s’élevant toujours à 67 %.

Ce pays d’Afrique centrale lutte depuis le 15 mai contre l’épidémie d’Ebola causée par le virus rare de Bundibugyo.

Deux mois après son apparition, l’épidémie continue de se propager plus rapidement que les autorités sanitaires ne peuvent la suivre, malgré une mobilisation croissante. Au moins 80 % des nouveaux cas proviennent de chaînes de transmission inconnues, a indiqué mardi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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L’une des principales difficultés réside dans le fait que les autorités sanitaires n’ont toujours pas identifié le «patient zéro» de l’épidémie, tandis que les déplacements liés aux conflits armés ainsi qu’aux activités minières compliquent le traçage des milliers de personnes ayant été en contact avec des individus infectés.

Bon nombre des décès récemment signalés concernent des personnes décédées au sein de leur communauté sans jamais avoir pu se rendre dans un établissement de santé ni recevoir de soins, a expliqué mardi le Dr Chikwe Ihekweazu, responsable des urgences sanitaires à l’OMS, à son retour de Bunia, en Ituri, la province la plus touchée par l’épidémie.

Des professionnels de la santé se mettent également en grève dans différentes régions de l’Ituri. Certains ont rapporté à l’Associated Press qu’ils n’avaient reçu aucun salaire depuis qu’ils avaient commencé à travailler au début de l’épidémie.

Les efforts de lutte contre l’épidémie se heurtent également à l’absence de vaccins ou de traitements approuvés contre le virus Bundibugyo, contrairement au virus Zaïre, plus courant, pour lequel il existe un vaccin et qui était à l’origine de la plupart des 16 épidémies de la maladie survenues en RDC par le passé.

Le recrutement pour une étude très attendue portant sur deux traitements potentiels contre Ebola a récemment débuté en Ituri.