L’Ordre des ingénieurs du Québec sonne l’alarme face à l’état des infrastructures publiques de la province. L’entretien reporté ou annulé d’infrastructures existantes pour financer des projets plus «visibles» fait partie des révélations d’un sondage publié par l’organisation mercredi.
Plus du tiers des ingénieurs sondés affirment aussi avoir été témoins d’une ou plusieurs situations où l’entretien d’une infrastructure recommandé par des équipes techniques a été délaissé au profit d’un autre projet.
Les coupes budgétaires ont mené à la dégradation accélérée des écoles, des hôpitaux, des routes et des réseaux d’aqueduc, estiment également les répondants.
Quelque 95 % des ingénieurs considèrent que l’intervention politique et les cycles électoraux constituent un obstacle à une gestion adéquate des infrastructures.

Plusieurs crises, une solution: l’aménagement territorial
Au delà du déficit du maintien des infrastructures du Québec qui s’élève à plus de 40 milliards de dollars, d’autres crises ternissent le paysage québécois.
L’Alliance Ariane, une coalition de plusieurs groupes et organismes, estime que le gouvernement québécois doit faire de l’aménagement du territoire une priorité. Ils y voient une solution commune pour surmonter plusieurs défis auquel fait face la société québécoise, dans des domaines comme la santé, le logement et l’environnement.
Cinq approches proposées
- Entretenir les infrastructures existantes, pour maintenir les actifs et réutiliser le patrimoine bâti;
- Investir dans les réseaux d’aqueduc, le transport collectif et les équipements publics;
- Répondre à des besoins réels en matière de logement et viser une situation d’abordabilité durable en habitation;
- Construire au bon endroit avec des localisations qui réduisent les distances à parcourir, optimisent l’utilisation des infrastructures et freinent l’étalement urbain
- Protéger les terres agricoles notamment pour renforcer notre autonomie alimentaire, notre résilience climatique
