Les nids-de-poule font leur grand retour sur les routes de Montréal en raison des variations de température des derniers jours. Certains d’entre eux sont tellement dangereux qu’ils nécessitent des cônes orange.
«Il y a certaines routes spécifiques où ils sont tellement gros qu’il faut absolument les éviter sinon ma roue rentre complètement dedans», indique un Montréalais au micro de Noovo Info.
Le 311 a enregistré 14 443 plaintes liées aux nids-de-poule en 202. Et pour le mois de décembre, on compte 821 appels.
Mais si les rues de la métropole sont en si mauvais état, c’est notamment à cause de l’inefficacité de la Ville, qui manque de vision d’ensemble, des besoins et des priorités, selon un rapport de la vérificatrice générale déposé en août dernier.
Et la réapparition des nids-de-poule vient souvent avec un prix pour les automobilistes. Marion Barthold, propriétaire d’un garage sur l’île de Montréal, raconte avoir reçu lundi une dizaine de clients qui ont eu des crevaisons à cause des nids-de-poule.
Bertrand Godin, pilote automobile et expert en sécurité routière, conseille d’ailleurs à la population de rester très attentive sur les routes.
«Souvent, les gens prennent pour acquis qu’avec les systèmes de contrôle, de stabilité et tout ça va faire la différence. Mais ces systèmes-là ont des limites», dit-il.
«On a un retard»
Au Québec et notamment à l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS), on étudie le bitume, son entretien et sa résistance. L’école devrait recevoir un dôme qui reproduira les variations de chaleur du climat canadien et permettra de tester les différentes compositions d’asphalte.
«On a un retard, nos matériaux ne sont pas de moins bonne qualité et les entreprises ne sont pas moins compétentes», explique Alan Carter, professeur à l’ÉTS.
Voyez le reportage de Lila Mouch dans la vidéo.

