Société

Des conseils pour bien partager la garde des enfants, selon une experte

«Travailler en collaboration avec l’autre parent pour faire avancer les choses.»

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Selon un expert en éducation parentale, la communication et la cohérence sont essentielles à une bonne coparentalité. (Crédit : Pexels) Selon un expert en éducation parentale, la communication et la cohérence sont essentielles à une bonne coparentalité. (Crédit : Pexels)

Pour de nombreux couples séparés, l’idée de partager la parentalité peut sembler impliquer de s’entendre avec son ex, mais ce n’est pas là l’essentiel, selon une experte.

Il faut plutôt mettre l’accent sur la cohérence, la fiabilité et une communication claire.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«Souvent, c’est un peu comme ce collègue avec lequel on ne s’entend pas, mais avec lequel on doit quand même travailler pour faire avancer les choses», a rapporté Vivian Meraki, experte en parentalité, lors d’une entrevue accordée lundi à l’émission CTV Your Morning. «C’est vraiment ça, être un bon coparent… travailler en collaboration avec l’autre parent pour faire avancer les choses.»

Mme Meraki a expliqué que pour les enfants, la séparation peut être source d’incertitude et de peur — non seulement par rapport à ce qui se passe, mais aussi à ce qui va suivre.

«Ils s’inquiètent de savoir qui va s’occuper d’eux, ce qui va se passer, ce qui va changer», a-t-elle dit, ajoutant que le meilleur moyen de répondre à ces inquiétudes est d’avoir des conversations régulières.

«Il ne s’agit pas d’une seule grande conversation, mais de ces petits moments où l’on peut les rassurer au fur et à mesure que l’on traverse ce changement en tant que famille», a ajouté l’experte.

La majorité des parents québécois à l'aise avec les signes religieux en garderie Un sondage Léger paru mardi et commandé par l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ) démontre qu’une majorité de parents (68%) au Québec sont à l’aise qu’une personne portant un signe religieux, à visage découvert, s’occupe de leur enfant.

Elle a également présenté le divorce comme une forme de perte et de deuil pour les enfants, et a recommandé ce qu’elle a appelé les «quatre C» pour guider les conversations.

«Je pense que c’est vraiment là que la communication est la meilleure solution, et qu’il vaut mieux le faire tôt plutôt que tard», a mentionné Mme Meraki, ajoutant que les procédures de divorce elles-mêmes peuvent également rendre la coparentalité plus difficile, en particulier lorsqu’elles sont abordées comme une bataille.

  1. Cause — ils n’ont pas causé la séparation et ce n’est pas de leur faute
  2. Care — on continuera à prendre soin d’eux
  3. Cure — c’est un problème d’adultes qu’ils ne peuvent pas résoudre
  4. Catch — cette perte ne signifie pas que tout le reste de leur vie va s’écrouler

«Souvent, les familles vivent le divorce sous l’angle du litige, ce qui oppose vraiment les gens les uns aux autres. Il s’agit de gagner ou de perdre», a-t-elle précisé. «Mais le problème avec le fait de gagner ou de perdre, c’est que pour que quelqu’un gagne, quelqu’un d’autre doit perdre, et les enfants finissent par en subir les conséquences.»

En fin de compte, la réussite de la coparentalité dépend de la capacité à aborder les décisions en gardant à l’esprit un objectif commun, selon l’experte.

«Si les deux personnes abordent la situation dans un esprit de collaboration, de curiosité et d’ouverture, en s’écoutant mutuellement pour trouver un terrain d’entente afin que les enfants puissent s’épanouir, c’est bien mieux», a-t-elle conclu.

Tammy Ibrahimpoor

Tammy Ibrahimpoor

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