Société

Confusion autour des funérailles d’un homme de 99 ans

Urgel Bourgie doutait de la capacité de la famille de Harris Simmons. «On se serait cru dans un cirque», déplore sa fille Andrea.

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Harris Simmons La famille de Harris Simmons a attendu un mois avant de pouvoir se réunir avant ses funérailles, et a dû attendre encore plus longtemps après son arrivée au salon funéraire, où son corps ne se trouvait pas. Crédit image | Kelly Greig/CTV News

La famille de Harris Simmons a attendu un mois avant de pouvoir se réunir pour ses funérailles. Cet homme de 99 ans est décédé en septembre.

Les amis et la famille avaient réservé leurs billets, certains venant d’aussi loin que le Royaume-Uni, pour assister à la cérémonie pendant la fin de semaine de l’Action de grâce, mais ce qui devait être une célébration de la vie s’est rapidement transformé en véritable fiasco.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

«Ma fille m’a appelée et m’a dit : “Maman, où es-tu? Grand-papa n’est pas là”», a raconté sa fille Andrea. «Je me suis tout simplement mise en colère. Je n’arrivais pas à y croire.»

Elle explique que, bien qu’elle ait travaillé pendant des semaines avec le salon funéraire Urgel Bourgie, situé sur l’avenue Dollard à LaSalle, et qu’elle ait versé un dépôt de 9000 $, le personnel n’avait aucune trace de l’événement dans son calendrier.

Elle affirme qu’on lui avait demandé d’apporter le solde final de 2300 $ le jour même, mais que sa famille a été informée que la personne chargée de la réservation doutait de leur capacité à payer.

«C’était tout simplement dévastateur», a-t-elle affirmé. «On se serait cru dans un cirque. C’était comme si on nous arnaquait à la cent près, avec toutes ces histoires. Je ne sais pas si on peut appeler ça de la discrimination ou si on peut dire que, vous savez, il [le membre du personnel] a tiré ses propres conclusions sur la façon dont cela allait être géré.»

Urgel Bourgie a pris contact avec la famille et a confirmé qu’il menait une enquête sur ce qui s’était passé.

«Nous reconnaissons à quel point il est profondément important pour les familles de faire leurs adieux à un être cher», a dit l’établissement à CTV News.

«Ces moments méritent le plus grand soin, la plus grande compassion et le plus grand respect, et aucune famille ne devrait avoir à subir de stress ou d’incertitude supplémentaires durant une période aussi difficile. Nous sommes profondément préoccupés par cette situation, car elle ne répond pas aux normes de service et de soins que nous nous engageons à respecter.»

Andrea explique que les funérailles ont été reportées dans la journée et qu’au lieu de faire son deuil, elle a passé ce temps à remercier les personnes présentes, notamment un pasteur et les membres du cercle de prière, d’être restés. Elle ajoute qu’elle a de la difficulté à composer avec le salon funéraire, qui a toujours la dépouille de son père.

«Je n’ai plus la paix de l’esprit.»