Société

Accessibilité des stations Exo: des groupes dénoncent des coupures

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Exo affirme devoir réduire de 600 millions de dollars son budget d'investissements sur 10 ans. Exo affirme devoir réduire de 600 millions de dollars son budget d'investissements sur 10 ans. (Christinne Muschi | La Presse canadienne)

Exo, le principal réseau ferroviaire et de bus de banlieue de Montréal, abandonne ses projets et investissements à long terme en raison d’une crise financière, ce qui suscite la réaction des défenseurs de l’accessibilité.

La société de transport a promis au Québec de réduire ses dépenses de 600 millions de dollars sur 10 ans, ramenant ses dépenses d’investissement de 2,5 milliards à 1,9 milliard de dollars.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Afin de pouvoir se concentrer sur l’entretien de ses actifs, Exo doit reporter la construction de garages pour véhicules électriques et ralentir ses investissements dans le matériel roulant, entre autres investissements à long terme.

Exo affirme que les usagers ne seront pas affectés, car ses actifs seront consacrés au maintien des services et qu’elle ne touchera pas à son budget d’exploitation.

Mais pour ceux qui comptaient sur les plans d’accès universel d’Exo, cette nouvelle est un coup dur.

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Le directeur général d’Exo, Marc Rousseau, a confirmé que l’agence avait également dû réduire ses investissements dans l’accessibilité, qui, selon lui, ne sont pas financés par le gouvernement.

Steven Laperrière, directeur général du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), affirme que ce sont souvent les personnes handicapées qui sont laissées pour compte lorsque les services sont sous-financés.

L’adaptation des stations pour l’accès universel comprend l’ajout de rampes, d’ascenseurs, de revêtements de sol spéciaux pour les personnes aveugles et utilisant une canne, d’une signalisation appropriée pour les personnes malentendantes, etc.

«Cela signifie qu’ils peuvent aller où je vais sans difficulté, car je ne suis pas handicapé, je ne suis pas une personne handicapée», a dit M. Laperrière. «Cela signifie que l’accès physique est facile. L’accès aux indications est facile, que vous soyez aveugle ou sourd, ou les deux, et vous avez accès à tous les services offerts au grand public.»

Déjà déçu par le report de l’accès universel sur la ligne de train de Saint-Jérôme, il craint que les coupes dans les transports collectifs à travers la province n’affectent de manière disproportionnée les personnes handicapées.

«En leur refusant leur droit à un transport adapté ou accessible, vous leur refusez leur droit à la liberté.»

—  Steven Laperrière, directeur général du Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ)

«Vous leur refusez peut-être le droit d’étudier. Vous leur refusez leur droit d’aller à l’hôpital grâce à un service qui est normalement offert à tout le monde. C’est donc ce que vous faites, et c’est toujours comme ça.», a poursuivi M. Laperrière.

Marc Rousseau d’Exo souligne que toutes les autorités de transport public de la région métropolitaine de Montréal se mobilisent pour combler un déficit de plus de 560 millions de dollars. Il ajoute qu’Exo est «engagée en faveur de l’accessibilité», mais qu’il n’y a «aucune subvention disponible pour financer ce type de projets aujourd’hui».

«Nous devons continuer à travailler pour nous aligner sur la subvention dont nous disposons et nous devons ajuster nos délais pour respecter ces subventions», a-t-il expliqué à CTV News. «Dès que l’argent sera disponible, nous remettrons ce type de projets sur la table. Mais pour l’instant, rien ne nous indique que ce type de projets sera subventionné.»

CTV News a contacté le ministère des Transports pour obtenir des commentaires, mais n’a pas reçu de réponse immédiate.

Marc Rousseau affirme que les coupes annoncées constituent une première réponse aux problèmes financiers de la région de Montréal et que plus de détails seront fournis en janvier, lorsque Exo présentera son budget 2026.

Steven Laperrière, quant à lui, espère que le Québec repensera le modèle de transport public et réinvestira dans des transports adaptés.