Santé

Un «bogue majeur» du DSN aurait eu des répercussions sur le traitement de patients en Mauricie

«Des enjeux temporaires de connexion ont été observés ce matin dans différents services de l’établissement.»

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Un «bogue majeur» du DSN aurait eu des répercussions sur le traitement de patients en Mauricie Des ratés dans le Dossier santé numérique (DSN) ont eu des répercussions sur le traitement de patients lundi matin, en Mauricie.

Des ratés dans le Dossier santé numérique (DSN) ont eu des répercussions sur le traitement de patients lundi matin, en Mauricie.

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, Patricia Maillot, affirme qu’un «bogue majeur» survenu dans la matinée a causé des retards au bloc opératoire et que certains patients n’ont pas pu recevoir rapidement leurs narcotiques, notamment la morphine, pour soulager leur douleur.

Le CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec (MCQ) a parlé d’«un problème touchant un équipement réseau» pour expliquer ces problèmes techniques.

«Depuis 9h25, aucun nouvel incident n’a été signalé à ce sujet et les connexions sont maintenant rétablies», précise-t-on. «Une analyse approfondie est actuellement en cours afin d’identifier la cause exacte et de mettre en place les mesures correctives appropriées»

Lors de la mise à jour de lundi, la vice-présidente aux technologies de l’information de Santé Québec, Erika Bially, a qualifié le problème de latence de prioritaire et a dit s’attendre à une journée chargée. «On a plusieurs services qui n’ont pas été réalisés en fin de semaine, alors on a vraiment une arrivée massive des employés aujourd’hui et on s’attend à des hausses de billets», a-t-elle expliqué. «On va avoir plus d’activités, on va avoir plus d’usagers, on va avoir plus de cliniciens et de professionnels de travail dans plusieurs installations.»

Dossier santé numérique: ce qu’on ne peut pas dire aux patients Noovo Info a appris que les professionnels de la santé ont reçu une liste de phrases à ne pas dire aux patients en vue du lancement du DSN.

Mme Bially a cependant tenu à préciser que le fournisseur du système Epic avait averti Santé Québec qu’il fallait s’attendre plutôt à 6000 billets par jour au début de l’implantation et que le nombre de 2000 obtenus était bien inférieur à ce que l’on craignait. Il restera à voir ce que la journée de lundi apportera comme demandes d’intervention.

Cependant, les PDG des deux CIUSS rapportent que leurs opérations se sont déroulées normalement durant la fin de semaine, Nathalie Petitclerc, de la Mauricie-Centre-du-Québec, rapportant même un achalandage 29% plus élevé qu’à l’habitude du nombre d’ambulances s’étant présentées à l’urgence sans que cela ne cause de problème.

Gains d’efficience

Parmi les gains rapportés, on a fait état d’un accès rapide et complet au dossier d’une personne aux prises avec des problèmes de santé mentale qui était en crise.

«Ce que ça signifie, c’est que les intervenants étaient en meilleure position pour gérer la dangerosité, connaissant l’historique de la personne, et comme ça ont pu mieux adapter leurs interventions aux besoins de cet usager-là», a raconté Mme Petitclerc.

Son homologue du Nord-de-l’Île-de-Montréal, Adélaïde De Melo, a rapporté certaines difficultés du côté de l’accès au DSN, c’est-à-dire comment s’y brancher. «C’est ça qui demeure un des enjeux qui sont quand même résolus assez rapidement.»

Elle aussi a dit s’attendre à une journée de lundi fort chargée. «Aujourd’hui, il y a d’autres éléments nouveaux comme tout le volet ambulatoire, les activités électives de la semaine qui commencent.»

Avec de l’information de La Presse canadienne