Lors d’un premier mandat, un gouvernement solidaire diminuerait de moitié les droits de scolarité universitaires et les frais d’inscription au cégep, afin d’atteindre éventuellement la gratuité scolaire.
Le parti de gauche a dévoilé cet engagement mardi, à l’occasion du 27e jour de campagne, alors que plusieurs chefs étaient en retrait pour se préparer au dernier débat des chefs, mercredi.
C’est la députée sortante de Verdun, Alejandra Zaga Mendez, qui a fait l’annonce en compagnie de deux autres candidats montréalais, Alexandre Boulerice (Gouin) et Anne Latendresse (Maurice-Richard).
«En 2012, je me suis mobilisée contre la hausse de 1625 $ parce que je savais ce que ça représentait, un tel montant, pour les étudiants comme moi qui viennent de familles modestes. La réalité de beaucoup d’étudiantes et d’étudiants en 2026 n’a pas beaucoup changé», a indiqué Mme Zaga Mendez dans un communiqué.
Après cette première étape, Québec solidaire entend «à moyen terme» arriver à la gratuité scolaire complète.
Le parti estime que la mesure coûtera 350 millions $ par année en 2030-2031.
«Les jeunes ont besoin de retrouver de l’espoir en l’avenir, de retrouver la conviction que vivre bien, sans être dans la précarité constante, c’est possible. Avec la gratuité scolaire, c’est à un véritable renouvellement du pacte social que Québec solidaire convie la nouvelle génération», a renchéri M. Boulerice, un ancien député fédéral qui tente de se faire élire à l’Assemblée nationale du Québec.
