Québec solidaire veut réduire le décrochage scolaire de moitié et mettre fin «à l’école à trois vitesses».
Lors d’une conférence de presse à Gatineau lundi matin, l’aspirante première ministre Ruba Ghazal a promis d’investir 340 millions $ pour «redonner ses lettres de noblesse à l’école publique» et réduire de moitié le décrochage scolaire.
QS compte ainsi embaucher 1500 membres du personnel de soutien et 500 professionnels supplémentaires.
Le parti de gauche veut aussi mettre fin à l’école à trois vitesses en créant «un Réseau scolaire commun qui intégrerait les écoles privées qui acceptent de cesser la sélection par les notes et les frais de scolarité en échange d’un financement à 100 % par l’État».
Les écoles privées qui refusent ces conditions verraient leurs financements disparaitre.
Québec Solidaire compte aussi «protéger les budgets des écoles pour assurer leur qualité, notamment en instaurant un bouclier anti-austérité et en garantissant les budgets pour les achats de livres et les sorties scolaires».
Chaque année, le décrochage scolaire coûte 14 milliards à l’État selon QS.
«On ne peut pas accepter que les chances de réussite des élèves dépendent de l’école qu’ils fréquentent ou des moyens de leurs parents. C’est possible d’avoir une école publique qui nous rend fiers », a déclaré Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire.
Enquête sur la langue : Ruba Ghazal réagit à la proposition de PSPP
Lors de la conférence de presse, la porte-parole de Québec solidaire Ruba Ghazal a réagi à la proposition de Parti Québécois qui prévoit le lancement d’une enquête sur la langue de socialisation des jeunes dans les écoles de Laval et de Montréal.
Dimanche, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a indiqué vouloir examiner s’il y a «une gêne ou une difficulté à utiliser le français dans les corridors d’école».
Pour sa part, Mme Ghazal s’est dit «convaincue que c’est par les enfants de la Loi 101, notamment, qu’on va assurer la protection de la langue française» et «que ça passe par leur communiquer notre amour de la langue», par les sorties culturelles, les émissions de télévision ou alors par les chansons.
« C’est ça que je veux donner aux élèves, pas des surveillants dans les classes», a -t-elle indiqué en précisant qu’elle a appris à aimer la langue française en regardant Passe-Partout et en écoutant Félix Leclerc.

