De passage à Val-d’Or, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon a promis de ramener la région de l’Abitibi-Témiscamingue autour de la «table du conseil des ministres» si on porte sa formation politique au pouvoir le 5 octobre prochain, lors des élections générales au Québec.
«En tout temps, il y aura un ministre qui parle pour l’Abitibi-Témiscamingue à la table», a lancé M. St-Pierre Plamondon au huitième jour de la campagne électorale, qui assure que ce sera un élu de la région qui héritera la responsabilité ministérielle.
«C’est toute une différence dans le fait de rendre des dossiers audibles», dit M. Plamondon.
«Regardez la qualité des gens et de nos candidatures […] on a l’embarras du choix pour la représentation à Québec de l’Abitibi.»
— Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ
L’Abitibi-Témiscamingue a fait parler d’elle dans la dernière année à l’Assemblée nationale notamment en raison de l’absence d’élu de la région au Conseil des ministres.
Des députés caquistes avaient critiqué leur propre gouvernement pour le manque de représentativité régionale à la table de décision ministérielle.
L’ex-premier ministre François Legault avait successivement nommé Mathieu Lacombe et Jean Boulet responsable de la région. C’est finalement M. Legault lui-même qui a occupé la fonction jusqu’à l’arrivée de Daniel Bernard, député de Rouyn-Noranda, en 2026 dans le gouvernement Fréchette.
«Le tandem Legault-Fréchette n’avait pas la région dans ses priorités au point où la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue n’a pas eu d’autres choix que de faire des sorties publiques pour réclamer un ministre pleinement responsable de leur région», a fait savoir Paul St-Pierre Plamondon.
Les candidats péquistes dans la région sont Stéphane Tremblay (Abitibi-Est), Sébastien D’Astous (Abitibi-Ouest) et Diane Dallaire (Rouyn-Noranda-Témiscamingue).
Pas d’exigences supplémentaires pour Glencore
Interrogé en conférence de presse à savoir s’il forcerait Glencore à réduire plus rapidement ses émissions d’arsenic, PSPP a répondu par la négative.
Son plan, dit-il, est de respecter les ententes actuelles.
«Je ne pense pas que c’est le rôle d’un gouvernement du PQ qui succédera à celui de la CAQ de tout déchirer puis de mener une instabilité chronique à la région», a-t-il plaidé.
En vertu de l’autorisation ministérielle signée en 2023, la fonderie devait atteindre une cible de 45 ng/m3 en 2024 et de 15 ng/m3 d’arsenic à partir de la fin de 2027.
En juin dernier, le gouvernement caquiste a légiféré afin de repousser cette échéance d’environ deux ans, soit à 2029-2030.
Depuis 2022, la fonderie a fait passer les émissions d’arsenic de 73 à 40,9 ng/m3.
Malgré les améliorations, la concentration d’arsenic dans l’air demeurait, en 2025, 13,6 fois plus élevée que la norme provinciale.
Avec la collaboration de La Presse canadienne
