MONTRÉAL — Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon assure n'avoir jamais rencontré de politiciens d'extrême droite lors de ses voyages à l'international.
Samedi, le candidat libéral dans Verdun, Antoine Dionne Charest, l'avait mis au défi de révéler la liste des politiciens qu'il avait rencontrés, y compris au sein de l’«extrême droite» française.
«Je n'ai rencontré aucun politicien d'extrême, qu'il soit à gauche ou à droite», a répondu M. St-Pierre Plamondon en point de presse dimanche.
«Je ne dois rien à M. Charest qui, vraisemblablement, à nouveau, invente des choses pour me coller à quelque chose de négatif», a-t-il ajouté.
Vendredi, le chef libéral Charles Milliard avait également demandé à Paul St-Pierre Plamondon de révéler s'il avait eu des rencontres aux États-Unis. Ce dernier a répondu par la négative.
«M. Millard tentait de laisser croire que je faisais des voyages secrets aux États-Unis, c'est faux. M. Charest tente de me coller à l'extrême droite avec un processus tout aussi douteux.
«C'est symptomatique du fait que leur campagne ne va pas bien. Ils lancent tels des spaghettis qu'on veut qu'ils collent sur un mur, ils lancent ce qu'il peuvent», a rétorqué PSPP.
M. Dionne Charest — fils de l'ancien premier ministre Jean Charest — soulignait samedi que M. St-Pierre Plamondon s'était rendu dernièrement en France, mais aussi en Alberta.
Il affirmait qu'un certain mystère planait sur ces missions, alors que l'Alberta s'apprête à tenir un référendum.
«Est-ce qu'il fait des alliances avec d'autres groupes pour briser le Canada?» avait-il lancé.
«Par définition, une tournée diplomatique implique qu'on ne prend pas toute l'information pour aller la lancer sur la place publique», s'est défendu le chef du Parti québécois, dimanche.
Selon lui, les libéraux tentent de créer «un climat de suspicion», au moment même où débute le vote par anticipation au Québec.
«C'est tout à fait sain de poser des questions en démocratie», a plaidé quant à lui Charles Milliard.
«On sait que M. St-Pierre Plamondon est allé en France et en Alberta. Alors, je pense que la question (de M. Dionne Charest) se tient», a-t-il insisté.
Appelé à définir l'extrême droite française, M. Milliard a nommé Eric Zemmour et le Rassemblement national. Refuserait-il de les rencontrer?
«Si jamais ça arrivait, je vous le dirais. (...) Si (PSPP) veut rencontrer des leaders indépendantistes d'autres mouvements politiques, ça lui appartient, mais on veut le savoir.»
Caroline Plante, La Presse Canadienne

