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Réunions «secrètes»: PSPP doit «rendre des comptes», lance Antoine Dionne Charest

«Il a rencontré qui en Alberta quand il est allé? Est-ce qu’il fait des alliances avec d’autres groupes pour briser le Canada?»

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Antoine Dionne Charest s'adresse aux journalistes le 14 septembre 2023 à Drummondville. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Antoine Dionne Charest s'adresse aux journalistes le 14 septembre 2023 à Drummondville. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Le candidat libéral dans Verdun, Antoine Dionne Charest, réclame à son tour des explications de la part de Paul St-Pierre Plamondon concernant ses fameuses rencontres à l’international.

«J’aimerais savoir qui l’a rencontré en France, qui à l’extrême droite, il a rencontré en France», a lancé le fils de Jean Charest lors d’une mêlée de presse dans sa circonscription, samedi.

M. Dionne Charest tenait un événement militant à la salle La Station en compagnie du chef libéral Charles Milliard. Il a ensuite pris part, seul, à une mêlée de presse.

Interrogé à savoir ce qu’il pensait des allégations d’ingérence étrangère dans la campagne, et de la réponse caquiste, il a choisi de tourner le projecteur sur le chef du Parti québécois.

«Je me pose pas mal de questions, a-t-il commencé. Ce qui m’inquiète plutôt, ce sont toutes les rencontres que Paul St-Pierre Plamondon a faites dans les dernières années.»

«On a un chef du Parti québécois qui, dans les dernières années, s’est promené un peu partout dans le monde pour rencontrer d’autres séparatistes.»

«Il a rencontré qui en Alberta quand il est allé? Est-ce qu’il fait des alliances avec d’autres groupes pour briser le Canada?»

«Est-ce que c’est ça dont le Québec a besoin aujourd’hui, d’un chef du Parti québécois qui fait des alliances avec des séparatistes de l’Alberta? Je pense qu’il doit rendre des comptes.»

«Pourquoi est-ce qu’il devrait se cacher? Il devrait s’expliquer, qui a-t-il rencontré en France, en Catalogne, en Écosse et qui a-t-il rencontré en Alberta?» a-t-il poursuivi.

Soupçonne-t-il M. St-Pierre Plamondon de fricoter avec des politiciens d’extrême droite?

«Non, ce que je lui demande, c’est qui a-t-il rencontré? Est-ce qu’il rencontre des gens qui veulent travailler avec lui à briser le lien entre le Québec et le Canada?»

«J’aimerais savoir qui il a rencontré en Alberta et est-ce qu’il travaille à son référendum en coordination avec des séparatistes en Alberta également? Il ne devrait pas se cacher.»

«Il est allé en Alberta, puis il a prononcé des discours, et ailleurs aussi, en Écosse. Qu’il nous le dise!»

M. Dionne Charest a ensuite fait valoir que les libéraux, eux, ne se «cachaient pas».

«Il y a une chose qui est claire: Charles Milliard est fédéraliste. Moi, je suis fédéraliste, moi je ne me cache pas, nous, on ne se cache pas. Il n’y a pas d’ambiguïté, pas de secret.»

«On est fédéralistes, et on pense que c’est dans les intérêts économiques, sociaux et culturels du Québec d’être dans le Canada. Nous, on est clairs», a-t-il conclu.

Milliard refuse de se rétracter

M. Dionne Charest se trouvait, samedi, à jeter de l’huile sur le feu des relations déjà tendues entre le Parti libéral et le Parti québécois.

Plus tôt dans la journée, Charles Milliard avait refusé de se rétracter pour des propos semblables tenus la veille.

Il avait demandé au chef péquiste de dévoiler l’identité des groupes étrangers avec qui il avait eu des «conversations confidentielles» dans les dernières années.

Piqué au vif, M. St-Pierre Plamondon a exigé qu’il se rétracte, l’accusant de propager de la désinformation.

Samedi, M. Milliard a défendu son droit de «poser des questions». «Je ne vais jamais regretter de poser des questions dans l’intérêt des Québécois», a-t-il déclaré.

«Il souhaite être premier ministre du Québec. Donc, je pense que ce sont des questions qui se posent. Je ne vois pas pourquoi je me rétracterais d’aucune façon», a-t-il renchéri.

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste