Pour améliorer la situation du français au Québec, le Parti québécois (PQ) propose notamment de rehausser les critères de réussite en français au secondaire.
Le PQ élèverait donc les exigences «en orthographe, grammaire, syntaxe et vocabulaire aux examens de secondaire 5».
Il accorderait aussi «une pondération de 10 % de la note à la qualité du français dans tous les travaux évalués, quelle que soit la matière».
Or, en 2024, seuls 66,9 % des élèves de 5e secondaire au public avaient réussi leur examen ministériel d’écriture en français. L’année suivante, ce chiffre baissait à 66,7 %.
«Le rôle du politique, c’est de fixer des objectifs», a déclaré le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon en conférence de presse à Québec, dimanche.
«Sur le comment, notre réflexe va être d’aller voir les profs (...) et dire: “Vous, vous voyez ça comment? Comment on peut atteindre cet objectif-là?”»
M. St-Pierre Plamondon affirme que ce qu’il propose est un «changement d’approche».
«On sait quand même que l’approche au niveau de (...) ce qui est requis pour passer à l’année suivante a évolué dans les 20 dernières années.
«Là, on change un peu la logique en disant qu’on vise un rehaussement des études.»
Enquête sur la langue de socialisation dans les écoles
Le plan du PQ pour la langue prévoit aussi le lancement d’une enquête sur la langue de socialisation des jeunes dans les écoles de Laval et de Montréal.
«Ce qu’on va essayer de mesurer, c’est est-ce qu’il y a une gêne ou une difficulté à utiliser le français dans les corridors d’école», a expliqué Paul St-Pierre Plamondon.
En 2025, le commissaire à la langue française, Benoît Dubreuil, avait noté que «les jeunes ont tendance à se regrouper selon qu’ils sont issus ou non de l’immigration».
Il ajoutait: «Il y aurait des immigrants d’un bord et les Quebs de l’autre.»
Un gouvernement péquiste interdirait-il de parler une autre langue que le français dans les corridors? «Ce n’est pas sur la table, (...) mais ça dépend de ce qu’on découvrira», a lâché M. St-Pierre Plamondon.
Il a plus tard répété que «ce n’est pas sur la table».
Élargissement de la loi 101
Par ailleurs, le chef du PQ a réitéré sa promesse d’étendre la loi 101 aux cégeps.
Il ferait également en sorte que les enfants d’immigrants temporaires qui sont établis au Québec depuis plus de 12 mois soient scolarisés en français.
«C’est un trou dans la charte de la langue française», a-t-il expliqué. Selon ses chiffres, en 2023, 3200 enfants d’immigrants temporaires sont allés dans des écoles anglophones.
Le parti ferait toutefois une exception pour les enfants de diplomates.
En réponse à une question, Paul St-Pierre Plamondon a promis qu’un gouvernement péquiste renverserait le «déclin du français» dans un premier mandat.
Temps en famille
Après un bref arrêt dans la circonscription de Jean-Talon, la caravane du PQ s’est dirigée vers la Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré.
Un pique-nique attendait la petite famille de M. St-Pierre Plamondon.
Celui-ci a déclaré qu’il comptait interrompre ses activités de campagne et passer du temps avec sa conjointe et ses trois enfants tous les dimanches.
Le candidat controversé du PQ dans Charlevoix, l’ex-journaliste de Radio X François Gariépy, n’était pas invité au pique-nique.
