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Défaite de la CAQ: Christine Fréchette démissionne et quitte la vie politique

Elle prend cette décision après que le pire scénario s’est confirmé aux élections pour elle et son parti – celui d’être complètement effacé de la carte électorale.

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Défaite de la CAQ: Christine Fréchette démissionne La première ministre sortante, Christine Fréchette, a annoncé mardi qu’elle démissionne de son rôle de cheffe de la CAQ, à la suite de la cuisante défaite de son parti lundi.

La première ministre sortante Christine Fréchette a annoncé mardi après-midi qu’elle avait démissionné de son poste de cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) et qu’elle quittait la vie politique.

Mme Fréchette prend cette décision après que le pire scénario s’est confirmé aux élections pour elle et son parti – celui d’être complètement effacé de la carte électorale.

Au lendemain de cette cuisante défaite, Mme Fréchette s’est adressée aux médias et aux partisans de la CAQ à l’édifice Honoré-Mercier de l’Assemblée nationale qui abrite notamment les bureaux des premiers ministres.

Dans son discours, Mme Fréchette a indiqué qu’avoir été première ministre a été son «l’honneur de sa vie».

«Je pars avec le sentiment d’avoir servi le Québec, au meilleur de moi-même ces dernières années.»

—  Christine Fréchette

Mme Fréchette demeure convaincue de la pertinence de la troisième voie, celle qui est «économique, nationaliste et pragmatique».

«Il s’agit de la meilleure option pour le Québec. Je ne la porterai plus comme cheffe, mais je continuerai profondément d’y souscrire», a dit la désormais ex-première ministre. Après Pauline Marois, elle a été la seule femme à gouverner au Québec.

«Depuis la confédération en 1867, le Québec a été gouverné par une femme pendant environ 25 mois. 25 mois, sur 159 ans, c’est trop peu. La CAQ a permis à un nombre record de femmes de devenir députées et ministres en 2022», a-t-elle dit, espérant avoir ouvert la voie pour d’autres femmes en politique.

Son prédécesseur et fondateur du parti qu’elle quitte, François Legault, a salué le «courage» et la «compétence» de Mme Fréchette lors de la campagne électorale.

«Elle n’est pas responsable de “l’usure du pouvoir” qui frappe tous les gouvernements», a écrit M. Legault dans un message publié sur X après l’annonce de Mme Fréchette.

Elle s’est dite convaincue que la CAQ survivra à cette défaite brutale, grâce aux militants, aux bénévoles et à l’équipe de la permanence du parti. «Grâce à vous, notre parti va demeurer bien vivant. Il va pouvoir se relever et se renouveler.»

Pour le moment, Christine Fréchette, qui «n’a jamais eu de plan de carrière» entend se reposer quelques semaines après une campagne de 39 jours.

Dure soirée pour la CAQ

Les mines étaient basses au rassemblement de la CAQ à Trois-Rivières, la circonscription dans laquelle Mme Fréchette se présentait comme candidate lundi soir.

Devant les quelques partisans toujours présents en milieu de soirée, Mme Fréchette a livré un discours franc dans lequel elle prenait «toute la responsabilité» de la dégelée que l’on venait d’encaisser.

«Comme cheffe, j’en assume l’entière responsabilité. Pas nos candidats, pas nos militants, pas nos bénévoles... Moi», a-t-elle déclaré.

La CAQ est passée de 90 députés élus en 2022 à zéro quatre ans plus tard.

Scénario inverse pour le Parti québécois qui avait trois députés à la même période et qui a fait augmenter son nombre à 59 pour devenir le gouvernement qui sera toutefois minoritaire.

Les élections du 5 octobre auront marqué la fin d’un court séjour de Christine Fréchette comme première ministre à l’Assemblée nationale.

«Avançons», disait le slogan de la CAQ. Christine Fréchette a tenté de symboliser un vent de changement après huit ans d’un gouvernement de François Legault, après avoir été élue cheffe du parti pour lui succéder.

Le parti a été officiellement renommé Équipe Christine Fréchette – Coalition avenir Québec. L’ex-ministre de l’Économie a été légèrement préférée à Paul St-Pierre Plamondon comme candidate préférée des répondants pour diriger la province dans un sondage Noovo-Crave-Nanos – une faveur aussi ressentit quant à ses capacités de naviguer les eaux troubles de la guerre commerciale entre le Canada et l’administration américaine du président Donald Trump.

Avec la collaboration d’Émile Bérubé-Lupien, Noovo Info et de la Presse canadienne