Après huit ans au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ) a perdu la faveur des électeurs, qui ont choisi de porter au pouvoir le Parti québécois (PQ) et son chef, Paul St-Pierre Plamondon.
Si les Québécois ont découvert le politicien au cours des six dernières années, ils apprendront désormais à le connaître en tant que premier ministre.
Voici quel a été son parcours, du Collège André-Grasset jusqu’aux plus hautes fonctions de l’Assemblée nationale.
De Trois-Rivières à Oxford
Né à Trois-Rivières en 1977, Paul St-Pierre Plamondon a amorcé ses études postsecondaires au Collège André-Grasset, à Montréal. Il poursuit ses études à l’Université McGill ensuite, où il obtient son baccalauréat en droit civil et en common law en 2001. La même année, il obtient un certificat en droit international à l’Université de Lund, en Suède.
Il fréquente ensuite la prestigieuse Université d’Oxford, en Angleterre. Il y complète une maîtrise en administration des affaires en 2006. Là-bas, il évolue comme gardien de but de l’équipe de hockey universitaire… tout comme un certain Mark Carney, une dizaine d’années auparavant.
«PSPP», avocat et dans les médias
Avant d’exercer le droit à temps plein, Paul St-Pierre Plamondon travaille comme agent de bord entre 1999 et 2000, d’après sa biographie disponible sur le site web de l’Assemblée nationale.
Son parcours en droit le mènera ensuite chez le cabinet en droit des affaires Stikeman Elliot, où il a œuvré au sein du département de litige entre 2002 et 2009, puis chez le collectif d’avocats Delegatus en tant qu’avocat et vice-président.
En 2010, il reçoit le prix d’avocat de l’année dans la catégorie «Pro bono» de la part de Jeune Barreau de Montréal.
M. St-Pierre Plamondon a aussi accumulé de l’expérience à l’international en tant que procureur bénévole à l’Assemblée permanente des droits de la personne en Bolivie en 2003 et comme stagiaire aux affaires juridiques à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Belgique en 2005.
Entre 2017 et 2018, il fait ses premiers pas en politique en tant que conseiller spécial du chef du PQ, Jean-François Lisée.
Parallèlement à sa carrière en droit, Paul St-Pierre Plamondon évolue également dans les médias. Il est chroniqueur pour le magazine télévisé de Télé-Québec Bazzo.tv animé par Marie-France Bazzo, pour Radio-Canada et pour le média économique Les Affaires.
Le PQ et la politique
Paul St-Pierre Plamondon tente une première fois de prendre la direction du PQ en 2016, mais termine la course à la chefferie en quatrième position. Il connait plus de succès en 2020, lorsqu’il est élu chef.
Il doit attendre aux élections de 2022 pour faire son entrée à l’Assemblée nationale en tant que député de Camille-Victorin. Son arrivée à Québec n’est pas des plus triomphales, puisqu’il n’est accompagné que de deux autres collègues péquistes : Pascal Bérubé et Joël Arseneau.
Le nombre de péquistes à l’Assemblée nationale croîtra cependant progressivement au cours des quatre années suivantes, puisqu’au déclenchement des élections, ils étaient désormais sept, grâce à quatre victoires consécutives dans des élections partielles.
Celui qui se fera connaître sous le surnom de «PSPP», ne siègera toutefois pas immédiatement à l’Assemblée nationale : les députés péquistes refusent en effet de prêter serment au roi Charles III, ce qui les empêche de participer aux activités parlementaires. Le gouvernement caquiste fait toutefois adopter un projet de loi rendant ce serment optionnel.
En route vers les élections
PSPP le reconnaît lui-même: il est spontané, voulant dire par là qu’il a parfois tendance à répondre aux questions des journalistes sans appréhender les conséquences médiatiques.
En exemple, il rappelle une question sur l’espionnage où il affirmait craindre d’être sous écoute par le gouvernement fédéral. Une déclaration qui a provoqué bien des réactions.
Rappelons aussi ses propos sur la «vacuité intellectuelle et l’aplaventrisme d’une partie substantielle du milieu culturel québécois» qui ont fait controverse en décembre dernier.
S’il préfère se dire spontané, ses détracteurs lui préfèrent plutôt le qualificatif de «soupe au lait».
Tout au long de la campagne électorale de 2026, les sondages ont favorisé «PSPP» et sa formation politique.
Avec de l’information de La Presse canadienne

