🗳️ Élections Québec 2026

PSPP et le pari de la souveraineté dans l’ombre de Trump

Portrait du chef du PQ.

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Paul St-Pierre Plamondon Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s'exprime lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du congrès de son parti à Saint-Hyacinthe, au Québec, le vendredi 23 janvier 2026.

Le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon part favori dans cette campagne électorale qui s’annonce haute en couleur.

Malgré cette avance, une majorité de Québécois sont encore refroidis par l’idée d’un troisième référendum sur l’indépendance. Conscient de cette réalité, PSPP s’est engagé à ne pas tenir de référendum tant que Trump sera président. Retour sur le parcours hors norme de cet «entrepreneur en pays».

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Rien ne prédisposait Paul St-Pierre Plamondon à aspirer au poste de premier ministre du Québec en tant que chef du PQ. Même si aujourd’hui, il est un souverainiste pressé, il a déjà accusé le projet d’indépendance d’avoir «scindé le Québec en deux».

Des rencontres avec plusieurs indépendantistes comme Joseph Facal, Camil Bouchard et Jacques Parizeau, tout comme son travail d’avocat dans des poursuites découlant du scandale des commandites feront de lui l’indépendantiste que l’on connaît aujourd’hui.

Son arrivée en politique québécoise se fait sur les chapeaux de roues alors que son parti est en pleine traversée du désert. Il parvient à se faire élire in extrémis député de Camille-Laurin. Son adversaire solidaire s’étant retirée après avoir volé un dépliant.

Paul St-Pierre Plamondon s’accapare ensuite l’attention médiatique en refusant de prêter serment au Roi Charles III, l’empêchant de siéger. Le gouvernement caquiste fait rapidement adopter un projet de loi pour le rendre optionnel permettant au chef péquiste d’enfin accéder au Salon bleu.

PSPP le reconnaît lui-même: il est spontané, voulant dire par là qu’il a parfois tendance à répondre aux questions des journalistes sans appréhender les conséquences médiatiques.

En exemple, il rappelle une question sur l’espionnage où il affirmait craindre d’être sous écoute par le gouvernement fédéral. Une déclaration qui a provoqué bien des réactions.

Rappelons aussi ses propos sur la «vacuité intellectuelle et l’aplaventrisme d’une partie substantielle du milieu culturel québécois» qui ont fait controverse en décembre dernier.

S’il préfère se dire spontané, ses détracteurs lui préfèrent plutôt le qualificatif de «soupe au lait».

Maintenant deux défis de taille attendent PSPP: se maintenir en tête dans les sondages durant l’élection et, s’il gagne, convaincre une majorité de Québécois que l’indépendance est la seule voie d’avenir. Et la campagne ne fait que commencer.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste