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«Encore du travail» pour sceller un accord commercial avec les États-Unis, selon Dominic LeBlanc, qui travaillera «jusqu’à la dernière minute»

Le temps file avant que de nouveaux tarifs soient appliqués.

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«Encore du travail» pour sceller un accord commercial avec les États-Unis, selon Dominic LeBlanc Les négociateurs disposent de moins de 24 heures pour parvenir à un accord et éviter les nouveaux droits de douane de 50 % imposés par le président américain Donald Trump.

Les négociateurs disposent de moins de 24 heures pour parvenir à un accord et éviter les nouveaux droits de douane de 50 % imposés par le président américain Donald Trump.

Et selon ce qu’a affirmé le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, vendredi soir, il «reste encore du travail» avant qu’un accord ne soit conclu.

«Nous avons encore du travail à faire. Notre travail n’est pas fini. On va continuer de travailler jusqu’à la dernière minute», a déclaré Dominic LeBlanc à la presse en sortant des bureaux du représentant de la Maison-Blanche au Commerce, Jamieson Greer.

Le ministre LeBlanc ne devrait pas revenir au bureau de M. Greer vendredi soir, ont confirmé des sources à Noovo Info.

M. LeBlanc avait déclaré mercredi que le système canadien de gestion de l’offre laitière resterait en place.

Plus tôt vendredi, le président américain, Donald Trump, avait de son côté affirmé que les discussions «avançaient» et que son équipe entretenait de «bonnes relations» avec Mark Carney.

Il n’a pas donné de détails sur l’accord envisagé.

Plusieurs sources ont indiqué à CTV News qu’elles s’attendaient à des réductions des droits de douane américains sur l’aluminium, l’acier et les véhicules, mais des interrogations subsistent concernant le bois d’œuvre et l’agriculture.

Tous les premiers ministres provinciaux affirment qu’ils se conformeront à la demande du premier ministre Mark Carney visant à remettre les alcools américains en vente, mais les experts et les habitants ne sont pas certains que les Canadiens les achèteront.

LeBlanc et Greer se rencontrent à nouveau

Dominic LeBlanc et la négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, étaient réunis vendredi avec le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, dans ses bureaux à Washington, alors que l’entrée en vigueur des derniers droits de douane s’approche à grands pas.

M. LeBlanc et Mme Charette n’ont formulé aucun commentaire aux journalistes qui les attendaient devant les bureaux de M. Greer à leur arrivée peu après midi. Mark Wiseman, ambassadeur du Canada aux États-Unis, et Marc-André Blanchard, chef de cabinet du premier ministre Mark Carney, étaient également présents pour des réunions, et ce, pour une deuxième journée consécutive.

Le groupe a quitté les lieux en milieu d’après-midi pour un déjeuner de travail, avant de reprendre ses activités peu avant 16 h.

La dernière menace de droits de douane du président américain Donald Trump, qui vise 28 milliards $ de marchandises canadiennes, doit entrer en vigueur peu après minuit, à moins qu’un accord commercial ne soit conclu ou qu’une nouvelle prolongation ne soit accordée.

En juillet, M. Trump avait déclaré qu’il imposerait un nouveau droit de douane de 50 % sur un large éventail de produits canadiens en représailles aux interdictions provinciales visant l’alcool américain, au système canadien de gestion de l’offre dans le secteur laitier et aux quotas imposés sur certains véhicules américains.

Les droits de douane, qui s’appliqueraient à une grande variété de produits, du miel aux bâtons de hockey en passant par les huiles essentielles et les produits laitiers, devaient entrer en vigueur juste après minuit mercredi, mais cette échéance a été repoussée à samedi afin de permettre la finalisation de l’entente.

Dominic LeBlanc et Janice Charette ont rencontré à plusieurs reprises ce mois-ci, à Washington, le représentant américain Jamieson Greer afin de finaliser l’accord.

M. LeBlanc a déclaré jeudi aux journalistes que les deux parties étaient «très proches» d’un accord. Le contenu de cet accord n’a toutefois pas été rendu public.

L’accord devrait porter sur les droits de douane américains sur l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et les automobiles. Il devrait également répondre à certaines préoccupations américaines concernant l’accès limité au marché laitier canadien, ainsi qu’aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada sur les automobiles et aux interdictions provinciales sur les importations d’alcool en provenance des États-Unis.

«Les Canadiens attendent de nous que nous concluions un accord qui serve les intérêts économiques du Canada et des travailleurs canadiens», a déclaré M. LeBlanc en quittant le bureau de M. Greer, jeudi.

L’inquiétude des médias canadiens

Les éditeurs de presse s’inquiètent de la possibilité que la Loi sur les nouvelles en ligne soit abolie dans le cadre de l’accord commercial.

«Si cette loi devait être abandonnée comme monnaie d’échange dans les négociations commerciales, le gouvernement doit faire preuve d’une extrême lucidité et mesurer les conséquences immédiates et catastrophiques que cela aurait sur les rédactions partout au Canada», a expliqué dans un courriel le PDG de News Media Canada, Paul Deegan.

Le gouvernement Trudeau a adopté cette loi en 2023, obligeant Meta et Google à rémunérer les éditeurs de presse pour l’utilisation de leur contenu. En réaction à cette loi, Meta a retiré les actualités de ses plateformes au Canada, notamment Instagram et Facebook, tandis que Google verse des indemnités à partir d’un fonds de 100 millions $.

Selon M. Deegan, les sommes versées par Google aux éditeurs de presse équivalent à environ 1000 emplois de journalistes, soit «plus du quart de tous les emplois en salle de rédaction au Canada».

Dans ses brèves déclarations aux médias mercredi, M. Greer a évoqué un «alignement des échanges numériques» entre les deux pays, sans toutefois préciser sa signification.

Les premiers ministres provinciaux et nationaux du Canada ont affirmé que M. Carney leur avait demandé de remettre les boissons alcoolisées américaines en vente dans le cadre de l’accord.

Plusieurs premiers ministres se sont déclarés prêts à accéder à cette demande, mais pas tous.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, dont la province était le plus important importateur d’alcool américain, n’a pas encore commenté publiquement cette dernière proposition. La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a déclaré jeudi, après un appel avec M. Carney, qu’elle examinait les répercussions que l’accord pourrait avoir sur sa province.

Le chef conservateur, Pierre Poilievre, a expliqué vendredi être préoccupé par les rumeurs selon lesquelles M. Carney «pourrait être prêt à céder et à accepter des droits de douane unilatéraux».

M. Poilievre a affirmé que cela désavantagerait des secteurs comme l’acier, l’aluminium et l’automobile par rapport aux États-Unis et risquerait de voir ces emplois délocalisés au sud de la frontière.

«Je suis très inquiet de la désindustrialisation de notre pays si nos industries clés paient des droits de douane unilatéraux», a dit M. Poilievre aux journalistes à Kitchener, en Ontario.

«M. Carney doit nous expliquer comment il compte éviter la désindustrialisation complète de notre économie s’il accepte des droits de douane unilatéraux dans le cadre de cet accord. Nous voulons le bon accord promis par Mark Carney. Souvenez-vous, toute sa campagne électorale était axée sur la solidarité et le refus d’un mauvais accord. Or, des droits de douane unilatéraux imposés à l’industrie canadienne seraient un mauvais accord.»

Contrairement à d’autres droits de douane, ceux qui sont suspendus toucheraient des marchandises conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique sur le commerce (ACEUM).

Ces droits de douane s’appliqueraient à une grande variété de produits, des bâtons de hockey au miel, en passant par le béton et le contreplaqué.

Avec la collaboration de Craig Lord, Anja Karadeglija et David Baxter à Ottawa et de Kelly Geraldine Malone à Washington, et de l’Agence France-Presse