Politique

Le Canada est ouvert à une intégration plus poussée avec les É.-U. dans certains secteurs, dit Carney

Le premier ministre a fait ces remarques lors de son discours au Sommet Global Progress Action.

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Carney 9 mai 2026 Le premier ministre Mark Carney prendra la parole lors du Sommet mondial sur l'action pour le progrès 2026, qui se tiendra à Toronto le samedi 9 mai 2026. (Sammy Kogan/La Presse canadienne)

S’adressant samedi à un parterre d’experts en politiques progressistes à Toronto, le premier ministre Mark Carney a donné un aperçu des propositions avancées par le Canada en prévision de l’examen officiel de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) prévu cet été.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«Le Canada reste ouvert à une intégration plus poussée», a déclaré M. Carney, dont le gouvernement a jusqu’à présent laissé entendre qu’il n’était pas pressé de négocier un nouvel accord.

«Tout comme le Mexique, le Canada reste ouvert à une intégration plus poussée, y compris à des options pour une “forteresse nord-américaine” dans (certains) secteurs. Et pour être clair, ces propositions sont sur la table», a dit le premier ministre.

M. Carney a fait ces remarques lors de son discours au Sommet Global Progress Action, où le commerce, les droits de douane et l’évolution des relations avec les États-Unis figuraient parmi les principaux sujets de discussion.

«Nous devons établir de nouvelles relations commerciales afin de passer de la dépendance à la résilience.»

—  Mark Carney, premier ministre du Canada

Le gouvernement Carney s’est clairement engagé à établir de nouvelles relations avec des pays du monde entier, quelle que soit l’issue des renégociations de l’ACEUM.

«Notre objectif est également de doubler nos exportations hors États-Unis, c’est pourquoi vous voyez le premier ministre parcourir le monde pour signer de nouveaux accords commerciaux», a déclaré la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, qui s’est exprimée lors d’une table ronde samedi.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a fait écho à ce sentiment dans ses remarques à la suite de sa table ronde.

«C’est le moment où les pays du monde entier se tournent vers le Canada pour que nous continuions à jouer un rôle de premier plan», a-t-elle indiqué.

Des législateurs progressistes du monde entier ont assisté au sommet, y compris l’ancien secrétaire américain aux Transports, qui a donné son point de vue sur les politiques commerciales de l’administration actuelle.

«Dans la pratique, “America first” a vraiment signifié “America alone”», a quant à lui soutenu Peter Buttigieg.

«(Cela a été) un processus qui a consisté à s’aliéner des amis, à froisser des alliés et à démanteler certains des partenariats et des amitiés qui, en réalité, ont aidé à maintenir l’Amérique en première place, ce qui, je pense, est la véritable aspiration du peuple américain.»