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«Unis dans le deuil» : Mark Carney et la Chambre des communes rendent hommage aux victimes de la tragédie en Alberta

Le premier ministre a déclaré que les députés étaient «unis dans le deuil» face à une tragédie qui touche tous les coins du pays.

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Ce que l’on sait de l’incendie meurtrier à la base militaire Wainwright en Alberta Les autorités étaient au courant d’un incendie à la BFC Wainwright depuis plusieurs heures avant que celui-ci ne se propage rapidement vers une zone d’entraînement où des soldats participaient à des exercices, causant la mort de quatre membres des Forces armées canadiennes et faisant des dizaines de blessés.

La Chambre des communes a observé lundi une minute de silence en mémoire des victimes de l’incendie meurtrier qui s’est déclaré à la base des Forces canadiennes de Wainwright, faisant quatre morts parmi les soldats canadiens et des dizaines de blessés hospitalisés.

Le premier ministre Mark Carney a déclaré que les députés étaient unis dans le deuil face à une tragédie qui touche tous les coins du pays.

«Aujourd’hui, des familles d’un océan à l’autre sont en deuil. Le Canada tout entier partage leur peine», a-t-il dit.

«Ceux qui ont perdu la vie étaient au service du Canada, a ajouté le premier ministre. Aujourd’hui, c’est à notre tour d’être à leur service.»

Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, dont la circonscription albertaine comprend la base où l’incendie s’est déclaré, a rapporté que les soldats présents sur les lieux se sont précipités vers le danger pour venir en aide à leurs camarades.

Il a déclaré à la Chambre qu’il avait personnellement rencontré l’une des victimes, le soldat Aidan Goulding, âgé de 23 ans.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a avancé que le coût du service ne devrait jamais être aussi élevé.

«Tous les Québécois, j’en suis persuadé, sont à vos côtés aujourd’hui», a-t-il soutenu. 

Les députés observent une minute de silence en mémoire des victimes de l'incident survenu à la BFC Wainwright, à la Chambre des communes à Ottawa, le lundi 19 octobre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Les députés observent une minute de silence en mémoire des victimes de l'incident survenu à la BFC Wainwright, à la Chambre des communes à Ottawa, le lundi 19 octobre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Adrian Wyld)

Selon les responsables de la Défense nationale, 84 membres du régiment d’infanterie Princess Patricia se trouvaient dans une zone d’entraînement de la base de Wainwright, au sud-est d’Edmonton, lorsque la catastrophe s’est produite, samedi.

Des vents violents et soudains ont propulsé les flammes d’un feu de broussailles à la vitesse de l’éclair. En plus des quatre victimes, 39 militaires ont dû être transportés à l’hôpital, dont 19 étaient dans un état critique dimanche.

Les quatre victimes sont le sergent Morgan Wong, d’Edmonton; le soldat Shaun Farrell, de Prince Albert, en Saskatchewan; le soldat Aidan Goulding, de North Vancouver; et le soldat Hayden Lykkemark, de Langley, en Colombie-Britannique.

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes mène actuellement une enquête pour déterminer les causes de l’incendie.

Connu, mais pas une menace

La base de Wainwright, située à 200 kilomètres au sud-est d’Edmonton, est l’une des bases les plus actives du Canada. Elle sert principalement à former les soldats et à préparer les unités aux opérations de combat.

Le major-général Wade Rutland, premier commandant de la 1re Division du Canada revitalisée, a expliqué dimanche que les 84 membres du 3e bataillon effectuaient deux exercices samedi.

La plupart lançaient des grenades à main sur un champ de tir, tandis que dix soldats simulaient une attaque contre un ennemi.

«J’ai parlé à mon commandant sur le terrain. Il m’a dit qu’en l’espace de 30 secondes à une minute, ils ne voyaient aucun feu, puis un incendie s’est déclaré juste au-dessus d’eux», a-t-il raconté lors d’une conférence de presse.

Drapeaux en berne à la base des Forces canadiennes de Wainwright, à Wainwright (Alberta), le 18 octobre 2026. Drapeaux en berne à la base des Forces canadiennes de Wainwright, à Wainwright (Alberta), le 18 octobre 2026. (MEGAN ALBU/AFP via Getty Images)

L’armée a indiqué que l’incendie de broussailles était connu, mais que, situé à environ un kilomètre de là, il n’était pas considéré comme une menace.

Du personnel médical provenant de régions voisines, notamment de la Saskatchewan, a été mobilisé. Certains ont été vus en train d’atterrir en parachute sur la base.

Les autorités sanitaires de l’Alberta ont déclenché un «code orange» critique — un appel lancé aux hôpitaux pour qu’ils mobilisent du personnel et libèrent des lits afin de faire face à un incident impliquant un grand nombre de victimes — qui a depuis été levé.

Selon le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, des gens font la queue pour donner du sang, apporter des repas aux premiers intervenants et ouvrir leur porte à ceux qui sont en deuil.

Dans un communiqué, la Société canadienne du sang a indiqué que les personnes qui souhaitent apporter leur aide en donnant leur sang seront encouragées à le faire dans les jours et les semaines à venir.

Graves brûlures

M. Rutland a souligné qu’une enquête approfondie serait menée. Plusieurs éléments devront être pris en compte: l’incendie s’est-il propagé aussi rapidement à cause du vent? S’est-il propagé à l’insu des soldats à travers le feuillage pour les prendre par surprise? Les deux?

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a confirmé que bon nombre des blessés présentaient de graves brûlures. Les hôpitaux d’Edmonton, de Calgary et de Red Deer ont pris en charge les blessés.

La zone incendiée à la BFC Wainwright, au sud de la ville de Wainwright, en Alberta, le dimanche 18 octobre 2026. Quatre personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres ont été blessées. La zone incendiée à la BFC Wainwright, au sud de la ville de Wainwright, en Alberta, le dimanche 18 octobre 2026. Quatre personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres ont été blessées. (John Ulan/THE CANADIAN PRESS)

Les drapeaux des bâtiments provinciaux et fédéraux ont été mis en berne en hommage aux défunts.

Cette tragédie survient alors que les Albertains se rendent aux urnes, lundi, pour un référendum qui, entre autres, demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou organiser un deuxième scrutin, contraignant, sur son indépendance.