Le président américain Donald Trump a relancé ses appels pour que le Canada devienne le «51e État», après que le pays soit entré en récession technique le 29 mai.
Lundi soir, Trump s’est exprimé sur Truth Social pour publier «51st State» (NDLR; «51e État») avec un lien vers un article de Bloomberg intitulé Le Canada entre en récession technique pour la première fois depuis 2020.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
La publication a été partagée par l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra.
— Ambassador Pete Hoekstra (@USAmbCanada) June 2, 2026
Ces deux piques ont attiré l’attention du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, qui a écrit mardi dans un message sur X : «Je n’arrive pas à croire que je doive le répéter, mais le Canada ne sera jamais le 51e État. Le Canada n’est pas à vendre.»
Le chef conservateur Pierre Poilievre a également réagi aux commentaires de Trump mardi, déclarant aux journalistes que l’idée que le Canada devienne le 51e État était «ridicule et qu’elle ne se concrétisera jamais».
Ce dernier a ajouté que des «commentaires ridicules» comme ceux de Trump ne devaient pas servir à détourner l’attention de «la souffrance bien réelle que vivent les Canadiens en raison des politiques libérales ici même, chez nous».
Lundi, le chef conservateur a demandé la tenue d’un débat d’urgence sur l’état de l’économie et a appelé le premier ministre Mark Carney à rendre des comptes «en cette période de crise» pour avoir provoqué ce que Poilievre qualifie de seule récession au sein du G7.
S’adressant aux journalistes mardi, M. Carney n’a pas répondu aux commentaires de M. Poilievre ou de M. Trump, mais a reconnu des «faiblesses» dans l’économie canadienne qui auraient pu mener à la récession.
Interrogé directement sur la question de savoir si le Canada est en récession, il a affirmé aux journalistes à Ottawa que le gouvernement était «en train de jeter les bases d’une économie canadienne plus forte, plus résiliente et plus indépendante».

