Bien que le premier ministre Mark Carney ait reconnu les faiblesses de l’économie, il a défendu mardi le programme économique du gouvernement fédéral et n’a pas utilisé le mot «récession».
«Ce gouvernement est en train de jeter les bases d’une économie canadienne plus forte, plus résiliente et plus indépendante», a-t-il expliqué mardi lorsqu’il a été interrogé directement par des journalistes à Ottawa sur la question de savoir si le Canada était en récession.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Ce processus s’installe progressivement à mesure que nous réalisons des investissements majeurs, que nous apportons des changements importants au fonctionnement du gouvernement, à la façon dont nous menons à bien les grands projets et à la manière dont nous concluons de nouveaux accords commerciaux avec d’autres pays», a-t-il ajouté.
Ces commentaires étaient ses premiers sur la question après que les données de Statistique Canada publiées vendredi ont révélé une légère contraction du produit intérieur brut (PIB) pendant deux trimestres consécutifs, ce qui correspond à la définition technique d’une récession.
Selon le premier ministre, une partie du ralentissement économique était due à des «décisions claires du gouvernement», notamment la restriction de l’immigration et des dépenses publiques.
«Il y a quelques autres fluctuations dans la manière dont les investissements se concrétisent, mais nous voyons aussi, en même temps, les fondations se mettre en place, s’ancrer pour une économie plus forte et plus résiliente », a ajouté M. Carney.
S’adressant lundi à un comité de la Chambre des communes, la sous-gouverneure principale de la Banque du Canada, Carolyn Rogers, a indiqué que les Canadiens «doivent veiller à ne pas accorder trop d’importance à un seul indicateur».
«Deux trimestres de contraction annualisée du PIB répondent certes à une définition de la récession, mais le simple fait de devoir ajouter le terme “technique” devant ce mot indique en quelque sorte qu’il faut vraiment regarder au-delà de ce seul indicateur», a-t-elle dit.
La demande du chef conservateur Pierre Poilievre visant à tenir un débat d’urgence sur l’état de l’économie canadienne a quant à elle été rejetée par le président de la Chambre lundi après-midi.
Avec la collaboration d’Abigail Bimman pour CTV News
