Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, riposte à la dernière attaque du président américain Donald Trump contre la souveraineté du Canada.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Je n’arrive pas à croire que je doive le répéter, mais le Canada ne sera jamais le 51e État», a écrit M. Ford dans un message publié sur X mardi matin. «Le Canada n’est pas à vendre.»
I can’t believe I have to say this again, but Canada will never be the 51st state. Canada is not for sale.
— Doug Ford (@fordnation) June 2, 2026
While I’m at it, here’s the truth: in April, Ontario created 680 per cent more jobs than the U.S., adjusted for population. That’s how we protect Ontario. https://t.co/BbPWdHSodo
Cette remarque faisait suite à la réaction de Trump à un article de Bloomberg publié lundi concernant l’entrée du Canada dans une récession technique.
«51e État!», a écrit M. Trump sur les réseaux sociaux. Cette pique a ensuite été retweetée par l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra.
Deux contractions trimestrielles consécutives répondent à certaines définitions d’une récession technique, et trois des quatre derniers trimestres au Canada ont affiché une croissance négative du PIB.
La rhétorique de Donald Trump sur le «51e État» est en cours depuis décembre 2024. Bien qu’elle ait d’abord été perçue comme une plaisanterie, elle s’est ensuite transformée en une véritable menace dans le contexte de la guerre commerciale en cours. Depuis, il vante les avantages économiques que le Canada retirerait en devenant partie intégrante des États-Unis et qualifie la frontière de «ligne artificielle». Trump a tenu des propos similaires au sujet du Venezuela.
Le premier ministre Mark Carney n’a pas commenté publiquement la dernière salve de Trump, mais la semaine dernière, il a repris le slogan phare du président américain pour souligner l’importance des relations transfrontalières.
«Un Canada fort contribuera à rendre l’Amérique grande à nouveau», avait dit M. Carney jeudi dernier devant un parterre d’hommes d’affaires à New York. M. Hoekstra avait republié les propos de Carney, affirmant qu’ils «méritaient d’être répétés».
Mardi, M. Carney a reconnu la «faiblesse» de l’économie canadienne, mais s’est abstenu de qualifier la conjoncture économique actuelle de récession.
M. Ford a ajouté qu’en avril, l’Ontario avait créé 680 % d’emplois de plus que les États-Unis, après ajustement pour tenir compte de l’inflation.
Avec des informations de Rachel Aiello, Stephanie Ha et La Presse canadienne

