Le chef de la police de Montréal va rencontrer lundi des élus municipaux à huis clos au sujet des allégations de racisme impliquant des agents du poste de quartier de Montréal-Nord.
Les membres de la commission du conseil municipal chargée de la sécurité publique s’entretiendront en privé avec le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher.
La semaine dernière, le SPVM a retiré 16 agents de leurs fonctions de patrouille, dont deux qui ont été suspendus et font l’objet d’une enquête pénale, dans la foulée d’allégations de comportements racistes et discriminatoires.
Samedi, le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a nommé l’avocate Anne-Marie Boisvert en tant qu’observatrice indépendante chargée de superviser les enquêtes pénales et disciplinaires relatives à ces allégations.
Ces allégations ont suscité des appels en faveur d’une enquête publique de la part de groupes de la société civile.
La première ministre Christine Fréchette s’est dite ouverte à cette idée, mais elle souhaite que l’enquête déjà entamée soit d’abord menée à son terme.
Par ailleurs, certains employés noirs du SPVM ont fait part de leurs craintes quant à d’éventuelles représailles à l’encontre des lanceurs d’alerte qui signalent des actes de racisme ou des fautes professionnelles.
