Patrouille

«Annonce importante»: des policiers du SPVM soupçonnés d’actes racistes suspendus

D’autres ont été retirés de la patrouille de nuit.

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Montreal police chief Fady Dagher speaks in Montreal on Thursday, Jan. 19, 2023. THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz (Ryan Remiorz)

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé au démantèlement d’une équipe de policiers du poste 39 de l’arrondissement de Montréal-Nord. Certains patrouilleurs de nuit sont soupçonnés d’avoir commis des actes «discriminatoires et racistes» à l’endroit de personnes interpellées.

C’est ce qu’a annoncé le chef du SPVM, Fady Dagher, après avoir convié les médias pour «une annonce importante» vendredi soir à 22h30.

Au moins deux policiers ont été suspendus, tandis que trois autres ont été retirés de la patrouille de nuit et ont été assignés à d’autres tâches sans contact avec la population, alors qu’une enquête est toujours en cours.

«Choqué», le chef du SPVM raconte avoir été mis au courant en mars de gestes «préoccupants» de la part de policiers. Des collègues policiers auraient dénoncé ces gestes.

Un dossier concernant une intervention policière a été transféré au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Des accusations pourraient être portées contre les policiers.

«Le racisme et tout acte répréhensible ne seront pas tolérés», a mentionné M. Dagher, ajoutant que ce point de presse était nécessaire afin de faire preuve de transparence à l’endroit de la population. «Je suis extrêmement déçu», a-t-il confié.

Le SPVM a également tenu à rassurer les résidents de Montréal-Nord, martelant que les autorités sont là pour protéger avant tout.

De son côté, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, dit avoir été mise au courant de la situation. Mme Martinez Ferrada affirme avoir immédiatement interpellé le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière.

«Nous avons convenu de travailler ensemble pour accélérer l’implantation de caméras corporelles au sein du SPVM. Toute forme de profilage racial ou de violence est inacceptable.»

M. Lafrenière a réagi sur les réseaux sociaux vendredi soir et a qualifié que les gestes allégués «sont complètement inacceptables et choquants».

«Ce qui me rassure, c’est que ce sont des policiers eux-mêmes qui ont dénoncé ces gestes. J’ai confiance dans les enquêtes qui sont menées. Je vais suivre ce dossier de près et m’assurer que tout sera mis en place pour faire la lumière sur les évènements. Avec la mairesse, je me suis engagé à poursuivre le travail pour l’implantation de caméras corporelles.»