Accusé de 11 chefs d’accusation en lien avec des crimes de nature sexuelle, l’avocat Daniel Rochefort demeure en détention pour la suite des procédures judiciaires intentées contre lui.
Le juge André Perreault a rendu sa décision vendredi au palais de justice de Montréal en se basant sur des motifs prévus par la loi, dont la protection de la sécurité du public et le maintien de la confiance du public envers l’administration de la justice.
Les preuves et les témoignages présentés lors de l’enquête sur la remise en liberté de Daniel Rochefort font l’objet d’une ordonnance de non-publication, si bien qu’il est interdit aux médias de dévoiler ce qui s’est passé en cour.
Le ministère public est représenté par Me Maria Marissa Kazadellis. Me Gérald Soulière défend l’accusé.
Piégé par un agent de police
Daniel Rochefort a été appréhendé par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) le 7 mai dernier. L’arrestation fait suite à une opération d’infiltration où un agent se faisait passer pour une mineure de 12 ans. Des accusations de leurre et de production de matériel pédopornographique ont été déposées contre lui.
À la suite de l’arrestation de l’homme de 72 ans, le SPVM a sollicité l’aide de la population pour identifier d’éventuelles autres victimes. L’enquête policière indique que Rochefort communiquait avec une mineure de moins de 14 ans via les réseaux sociaux, dont Instagram et Snapchat, utilisant notamment les pseudonymes «dannyrock16752» et «dannyrock201721».
Un deuxième dossier, neuf chefs d’accusation
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a par ailleurs déposé neuf autres chefs d’accusation contre Daniel Rochefort dans une affaire distincte, incluant agression sexuelle et contacts sexuels.
Il aurait posé ces gestes entre 2007 et 2012.
Depuis l’ouverture de son enquête sur Rochefort, le Service de police de la Ville de Montréal traite de nouvelles plaintes.
L’enquête du SPVM s’étend sur une vingtaine d’années. Il n’est donc pas exclu que d’autres accusations soient déposées contre le septuagénaire.
Des révélations du passé
L’exposition médiatique de Daniel Rochefort a mis en lumière son licenciement de l’Université de Montréal en 2022, où il agissait comme chargé de cours, pour des motifs de harcèlement sexuel.
Récemment, une ex-étudiante a brisé le silence auprès de Noovo Info, alléguant avoir subi des gestes déplacés de la part de l’avocat durant un cours de droit du travail à l’été 2011.
L’affaire rappelle également que Rochefort fréquentait des milieux regroupant des femmes et de jeunes adolescentes, en particulier dans l’univers des concours de beauté.

