Le président Donald Trump a déclaré samedi qu’il examinait une nouvelle proposition iranienne visant à mettre fin à la guerre, mais il a également exprimé son scepticisme quant à la possibilité qu’elle débouche sur un accord.
«Je vous en parlerai plus tard», a-t-il déclaré avant de monter à bord d’Air Force One. «Ils vont me donner le texte exact maintenant», a-t-il ajouté.
Peu après s’être adressé aux journalistes, M. Trump a publié un message sur les réseaux sociaux au sujet de cette nouvelle proposition, affirmant qu’il «ne pouvait imaginer qu’elle soit acceptable, dans la mesure où ils n’ont pas encore payé un prix suffisamment élevé pour ce qu’ils ont fait à l’humanité et au monde au cours des 47 dernières années».
Deux médias iraniens semi-officiels, Tasnim et Fars, considérés comme proches des Gardiens de la révolution, ont rapporté que l’Iran avait envoyé une proposition en 14 points via le Pakistan en réponse à une proposition américaine en neuf points. Les médias d’État iraniens n’ont pas fait état de cette nouvelle proposition. Le Pakistan a déjà accueilli des négociations entre l’Iran et les États-Unis.
M. Trump a rejeté une précédente proposition iranienne cette semaine. Cependant, les discussions se sont poursuivies et le cessez-le-feu de trois semaines semble tenir.
Le président américain a également avancé un nouveau plan visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, à l’embouchure du golfe Persique, par lequel transite habituellement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel.
Les États-Unis mettent en garde les compagnies maritimes
Les États-Unis ont averti les compagnies maritimes qu’elles pourraient faire l’objet de sanctions si elles payaient l’Iran pour traverser en toute sécurité le détroit d’Ormuz, ajoutant ainsi de la pression dans le bras de fer qui oppose les deux parties pour le contrôle de cette voie.
L’Iran a fermé le détroit en attaquant et en menaçant des navires après la guerre entamée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier. Il a ensuite commencé à offrir à certains navires un passage sûr grâce à des détours plus proches de ses côtes, en leur facturant parfois des frais.
Vendredi, les États-Unis ont mis en garde contre les transferts non seulement en espèces, mais aussi sous forme d’«actifs numériques, de compensations, d’échanges informels ou d’autres paiements en nature», y compris les dons caritatifs et les paiements effectués auprès des ambassades iraniennes.
Les États-Unis ont riposté en imposant un blocus naval des ports iraniens depuis le 13 avril, privant Téhéran des recettes pétrolières dont il a besoin pour soutenir son économie en difficulté. Le commandement central américain a précisé samedi que 48 navires commerciaux avaient reçu l’ordre de faire demi-tour.
L’Iran pend deux hommes reconnus coupables d’espionnage
L’Iran a annoncé samedi avoir pendu deux hommes reconnus coupables d’espionnage pour le compte d’Israël.
Le média judiciaire Mizanonline a indiqué que Yaghoub Karimpour était accusé d’avoir transmis des «informations sensibles» à un officier du Mossad, l’agence de renseignement israélienne, tandis que Nasser Bekrzadeh aurait transmis des détails sur des dirigeants gouvernementaux et religieux ainsi que des informations sur Natanz. Cette ville abrite une installation d’enrichissement nucléaire bombardée par Israël et les États-Unis l’année dernière.
L’Iran a pendu plus d’une dizaine de personnes pour espionnage et activités terroristes présumés au cours des dernières semaines. Les organisations de défense des droits de la personne affirment que l’Iran organise régulièrement des procès à huis clos au cours desquels les accusés ne peuvent pas contester les accusations portées contre eux.
